3 février 2012
Mercredi, au Vieux Bourg, An Oaled, Klt, Mervent et Sked, quatre associations d'enseignement du breton auprès des adultes et des écoles publiques du Finistère, ont réuni une vingtaine de leurs enseignants pour leur démontrer les bienfaits pédagogiques du théâtre.
Donner des clés
Pascal Cariou, sociétaire d'An Oaled, de Tréglonou (Pays des Abers), assurait l'animation. Comédien depuis 25 ans, il dispense en parallèle des cours dans les prisons, à la chambre d'agriculture, à destination de chômeurs,etc. Et quand il met son expérience au service de la langue bretonne, on apprend des choses: «L'idée est de donner des clés pour prendre la parole devant un groupe, filtrer ce qui peut être négatif comme le stress et prendre conscience de l'évolution de son corps dans l'espace». Le second aspect est le travail sur les sentiments: comment les masquer ou les amplifier. C'est une façon de mieux se connaître et de mieux déterminer ses agissements. L'approche semblait plaire aux dires d'un des stagiaires de Mervent, Arnaud Goapper: «Découvrir par le théâtre ce qui vient de la voix, du corps ajoute à notre panoplie pédagogique. Cela change des outils et méthodes traditionnels; en plus, cela permet d'entrer dans un mode plus participatif».
Ouvrir la voie aux classes bilingues
Pour les écoles qui en font la demande, les cours sont gratuits à raison d'une heure par semaine pendant 30 semaines. Ce dispositif, mis en place par le conseil général, qui assure une partie du financement avec la Région et les communes, semble essentiel pour Bernez Kerdraon, directeur de Sked, et Yannick Menguy, directeur de Mervent: «C'est important de continuer à professionnaliser l'enseignement du breton. En plus, les jeunes élèves sensibilisés à cette langue ouvrent la voie à des classes bilingues».

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