10 septembre 2009
Afin d'amortir au mieux les effets de la crise laitière, la coopérative Urceo propose aux éleveurs des offres promotionnelles: l'insémination à 30EUR au lieu de 47EUR.
Une cinquantaine d'éleveurs des secteurs de Châteaulin, Châteauneuf-du-Faou et Briec étaient réunis, hier, à Pleyben. Rendez-vous avait été donné au Gaec de Pascal et Vincent Auffret. Les 70 Prim'Holstein ici présentes sont un support idéal pour la campagne d'information, menée par Urceo, coopérative basée à Rennes, qui possède également un site à Plounévézel, près de Carhaix.
Génétique et sélection
«La coopérative emploie 170inséminateurs qui travaillent dans le Finistère, l'Ille-et-Vilaine et les Côtes-d'Armor. En moyenne, nous réalisons 2.500inséminations par jour sur les trois départements», nous renseigne Gilles Delaporte, directeur du service adhérent chez Urceo. Le public du jour est composé exclusivement d'éleveurs de Prim'Holstein. «98% des producteurs laitiers font appel à nos services», assure d'ailleurs le directeur. Et là, il s'agit d'appliquer les sciences de la génétique. «Le choix de la semence doit permettre d'améliorer la production, la morphologie et la résistance du troupeau. Si la vache est trop petite, on saura choisir un taureau qui augmentera la taille de la descendance. Si sa production de lait est trop faible, on choisira un taureau dont on sait que les «filles» ont un bon rendement», nous éclaire encore Gilles Delaporte.
Retour aux vieilles méthodes?
Oui, mais voilà. La profession traverse en ce moment une crise importante. Du coup, il peut être tentant de laisser les génisses (vaches qui n'ont pas encore vêlé) au pré et, comme autrefois, de laisser faire le taureau. La méthode naturelle préférée à l'insémination. Une façon comme une autre de faire des économies. Mais la coopérative a pris les devants: «Nous avons mis en place des offres promotionnelles pour une série de quelques taureaux, baissant les prix de 47 EUR à 30 EUR pour une dose de semence. Grâce à ces dispositions, nous avons, depuis le 1erjuillet, une activité qui se maintient plutôt bien».
Mauvais calcul
Et le directeur de conclure. «Nous réalisons en moyenne une cinquantaine d'inséminations par an et par élevage. Avec une insémination à 45 EUR environ (toutes les semences ne se valent pas! NDLR), cela représente un budget de 2.500EUR. S'il rogne sur ce budget-là, c'est que l'éleveur est déjà au plus mal. Par ailleurs, à plus long terme, ce serait un très mauvais calcul pour l'avenir du troupeau que de se passer ainsi de génétique et de refuser la sélection».
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