28 octobre 2009
Retardée du fait d'un passage décalé du Consuel, l'ouverture de la nouvelle aire d'accueil des gens du voyage se fera le 23 novembre. Les familles, qui occupent actuellement l'aire provisoire, patienteront.
Initialement programmée début novembre, l'ouverture de la nouvelle aire d'accueil se fera donc de manière décalée. «Le passage du Consuel échappe à la maîtrise des entreprises», déplore Alain Parc, l'adjoint chargé des travaux, impuissant. Arrivés il y a «une dizaine de jours», Samuel Dielh et sa femme Fabienne, originaires de Tours, ne s'en font pas outre mesure. «Compte tenu du beau temps, ce n'est pas grave. Mais c'est vrai que s'il se met à pleuvoir fort, la situation risque vite de se dégrader», commentent-ils, l'oeil rivé sur le sol du terrain provisoire, déjà gorgé d'eau. «Ca vient de ma douche», précise Fabienne. Dans un peu plus de trois semaines, ils seront les premiers occupants du terrain d'accueil flambant neuf que la mairie mettra à leur disposition. Là, plus de risques d'un mauvais écoulement des eaux, ou de toute autre forme de précarité. «C'est nickel», commente l'un des futurs locataires des lieux, contemplant l'enrobé du nouveau terrain. «Les parkings sont grands, tout a l'air très bien».
Des besoins bien identifiés
Et les quelques inquiétudes qu'ils expriment - concernant le stockage de ferraille notamment- semblent avoir été anticipées par les services de la ville. «Une aire de ferraillage, d'environ 20m² et doté d'un système de collecte d'huile existe sur l'aire d'accueil», précise dans la foulée Alain Parc. Hier, une entreprise de Landudec procédait à l'installation de cordes à linge, alors que, la veille, Fabienne se demandait encore «comment (elle) allait faire». Reste, désormais, à définir les modalités du séjour de ces familles. Pour l'heure, seules quatre se sont positionnées pour louer chacune l'un des huit espaces prochainement disponibles. «Un règlement intérieur est en cours de rédaction, et sera soumis lors de la prochaine réunion du conseil municipal», explique l'adjoint aux travaux. Combien de temps chaque famille sera-t-elle autorisée à rester? «Ce n'est pas encore défini», continue l'élu, qui constate qu'«ailleurs, la pratique veut qu'on les autorise à rester jusqu'à neuf mois». Soit, l'équivalent d'une année scolaire. «Neuf mois, ça nous paraît bien», commente Samuel Dielh. «Quand j'étais jeune, on devait généralement lever le camp tous les trois mois. Et ça m'a amené à un échec scolaire total», déclare-t-il encore, évaluant à «75% le taux d'illettrismeau sein de la communauté de gens du voyage». Un problème que ne devraient pas rencontrer les seize enfants présents pour l'heure sur l'aire. Tous ayant été inscrits à Jean-Moulin.
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