Olivier Feunteun. Le réalisateur qui monte
Olivier Feunteun, 33 ans, 133 films au compteur, présente ce soir, en ouverture du festival Sur la corde, son court-métrage
Double Alliance. Olivier, qu'est-ce qui vous a poussé à réaliser ce court-métrage à fort caractère local ?
A la base, l'idée est de mettre en valeur la ville de Carhaix. Je trouve en effet dommage que depuis de nombreuses années, il n'y ait pas eu de films réalisés ici, et notamment par des Carhaisiens. A l'origine, j'avais pensé faire un long-métrage qui, par manque de budget, n'a pu être finalisé. J'avais pourtant quelques artistes connus tels Danièle Evenou, Laurent Chantdemerle ou encore Charles Schneider.
Donc, je me suis dit qu'il fallait que j'y aille tout seul en tant que producteur, réalisateur et scénariste. Et finalement, c'est avec l'aide de copains que j'ai réalisé Double Alliance.
Pouvez-vous nous dire deux mots de l'intrigue qui se cache derrière ce titre ?
C'est d'abord un drame psychologique qui traite de l'homme face à lui-même, à ses propres tracas, à l'image qu'il croit renvoyer. C'est en résumé l'histoire de deux frères jumeaux vivant ensemble depuis de nombreuses années. Ils sont confrontés à un meurtre. Petit à petit, ils se « mettent l'un contre l'autre ». C'est en fait, à la base, une simple intrigue policière.
Les vedettes sont-elles carhaisiennes ?
Oui, les acteurs principaux sont des Carhaisiens, mais on y rencontre également quelques personnes du canton. Eric Razer, Marie-Louise Le Pann dite Malou, 82 ans, Mickaël Kiffeurt (de Cléden-Poher) et René Lohéac (de Saint-Hernin) figurent en bonne place dans la distribution. Quant aux deux frères, ils ont pour noms Olivier Feunteun et Olivier Feunteun, c'est-à-dire moi-même ! Une double composition en fait.
De quoi allez-vous débattre à l'issue de la projection ?
Ce n'est pas un film qui a pour ambition de faire réfléchir. Ce court-métrage est fait pour amuser : il y a de l'action, du suspense. C'est très vivant. On va peut-être débattre du sujet psychologique de l'homme face à lui-même ? Comment réagirait-on si on se trouvait face à un meurtre ?
C'est un film très réaliste, à l'image de ma société de production qui s'appelle Real-Touch. J'avais bien entendu écrit un scénario. Je l'ai déchiré afin que les acteurs ne puissent pas en prendre connaissance. De ce fait, ils ont été contraints d'improviser. Cela donne un caractère particulier au film.
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