letelegramme.com

 

Carhaix

Nuit des auteurs. Eduardo Manet au Cinédix samedi

1 octobre 2009

  • Réduire le texte
  • Réduire le texte
  • Agrandir le texte
  • Agrandir le texte
  • L'article au format PDF

C'est un bien joli coup que vient de réussir l'équipe de l'Adec-FNCTA 29 de Pierre-Marie Quesseveur, pour cette troisième Nuit des auteurs de théâtre en Bretagne. Carhaix vole en effet la vedette à Rennes ou Brest, en proposant au public de rencontrer l'écrivain franco-cubain Eduardo Manet, Prix Goncourt des lycéens 1992 («L'île du lézard vert»), Prix Interallié 1996 («Rhapsodie cubaine»), et finaliste du Prix Goncourt à plusieurs reprises. «C'est le fruit d'années de travail en faveur des écritures contemporaines, apprécie Pierre-Marie Quesseveur. Aujourd'hui, à Paris, on sait qu'il se passe des choses à Carhaix et que les auteurs y sont bien reçus».

Proche de Beckett et Truffaut


Symbole de cette défense d'un théâtre vivant, la Nuit des auteurs ambitionne de briser les barrières entre le public et la solitude de l'artiste, de tordre le cou aux images d'un genre poussiéreux et élitiste. Pour ce faire, Eduardo Manet, jeune homme de 79 ans, est l'ambassadeur rêvé. Romancier et auteur de théâtre prolixe, réalisateur de nombreux films à Cuba, sa vie est un condensé du bouillonnement intellectuel du siècle passé (il a fréquenté Beckett, Sartre ou Truffaut) et des tribulations politiques cubaines.

Ami de Castro jusqu'en 68

Expatrié en France sous la dictature de Batista, de 1951 à 1960 («décennie merveilleuse», selon ses mots), il retrouvera son île avec la révolution castriste. Ami de jeunesse de Raul Castro et de la plupart des hommes aux pouvoirs, anciens camarades de l'université; proche, un temps, de Che Guevara, on lui confie alors les clés du théâtre cubain. Mais les tourments du communisme, l'invasion soviétique en Tchécoslovaquie et l'acharnement de Castro contre certains intellectuels le décident à partir une seconde fois. Il n'a pas revu Cuba depuis.

Lecture et débat

Au vu du parcours de l'auteur, la rencontre de samedi s'annonce riche en histoires, petites et grandes, au-delà même de l'écriture théâtrale contemporaine, dont il est un brillant défenseur. Eduardo Manet sera reçu à la mairie à 18h30, avant de s'installer au Cinédix à 20h30. La soirée débutera par une lecture d'extrait de l'un de ses textes «Un balcon sur les Andes» par la compagnie carhaisienne Faltazia, avant un débat avec le public.

À noter Samedi, à 20h30, au Cinédix. Gratuit.

  • Exportez cet article
  • Partagez cet article sur Wikio
  • Partagez cet article sur Scoopeo
  • Diggez cet article
  • Partagez cet article sur Facebook
  • Partagez cet article sur Fuzz
  • Partagez cet article sur del.icio.us
  • Envoyez cet article sur Blogmarks
Exportez cet article
Rechercher
Twitter Facebook Retrouvez Le Télégramme sur Twitter et Facebook
Association pour le contrôle et la diffusion des médias

Mentions légales - CGU - CGV - Contact - N°ISSN 2102-6785

Les sites du groupe Le Télégramme:

L'actualité en Bretagne avec Le Télégramme | L'actualité des PME avec Le Journal des Entreprises | Les outils pour dirigeants avec NetPME | Emploi avec RegionsJob | Les annonces professionnelles avec OPE, Opportunités pour l'Entreprise | Bateaux d'occasion avec Magnautic.com | L'immobilier en vidéo avec Immo-Ouest.com | Location de vacances avec Bretagne.com |

Les sites de Pen Duick :

La route du Rhum | La Transat BPE | La Transat Jacques Vabre | La transat AG2R