letelegramme.com

 

Carhaix

Entremont à Carhaix. Un alternative au chômage partiel étudiée [Video]

14 octobre 2009

  • Réduire le texte
  • Réduire le texte
  • Agrandir le texte
  • Agrandir le texte
  • L'article au format PDF

Un cabinet d'experts indépendants va plancher sur une solution alternative au chômage partiel pour sortir Entremont de l'impasse.

Toute la journée, ils ont tenu le piquet de grève aux portes de l'usine, attendant «des réponses». Hier, les 243 salariés de l'usine Entremont ont fait cause commune en refusant de travailler, suivis par les sites de Quimper, Montauban, Glomel, Loudéac, Guingamp, Sainte-Catherine, et Malestroit, qui débrayera à son tour vendredi.

«Dommages collatéraux»

Une solidarité qui réconforte, mais n'apaise pas les inquiétudes des Carhaisiens. Car toute l'usine se sent concernée : «Nous, on travaille à l'entretien, et on risque d'être les dommages collatéraux», entament David et Patrice. «On est une vingtaine à être concernés : si l'atelier ferme, notre charge de travail va baisser. Mais aujourd'hui, on est incapable de nous dire comment tout ça va fonctionner. Le vrai risque, c'est de voir partir notre outil de travail. Et l'usine de Carhaix être démontée».

Le discours des syndicats est donc ferme : «On refuse que Carhaix paie les pots cassés. Le chômage partiel n'est pas la solution : il faut répartir la production sur les quatre sites comme ça a été fait cette année», clament ensemble CGT et CFDT.

Réunion vendredi matin

Toute la journée, Pierre Le Corre, le directeur de l'usine, a fait l'intermédiaire entre les syndicats et la direction. Un va-et-vient qui ne trouvera son épilogue qu'en toute fin de journée : la direction du groupe propose de faire appel à un cabinet indépendant, afin d'étudier les solutions alternatives au chômage partiel. Et elle s'engage à maintenir l'activité sur Carhaix le temps que prendra cette étude.

En outre, la direction industrielle viendra vendredi matin, à Carhaix, exposer sa stratégie et expliquer ce choix de fermer l'atelier carhaisien pour un an. Toutes avancées soumises à la reprise du travail ce matin.

Comité central le 30

Parmi les salariés, la nouvelle est diversement appréciée. «De la poudre aux yeux, un moyen de nous faire bosser gentiment jusqu'au bout», lancent certains. «Ils entrouvrent la porte, on ne peut pas la claquer», répondent les autres.

Hier soir, la tendance était donc à la reprise du travail ce matin. Avec, sûrement, un nouveau débrayage vendredi matin, pour la venue de la direction à Carhaix. Le Comité central d'entreprise, que les salariés souhaitaient voir se tenir rapidement à Carhaix, se réunira, lui, le 30 octobre, à Paris. En attendant, une cellule d'écoute psychologique va être mise en place dès aujourd'hui, au sein de l'usine.

  • Pierre Chapin
  • Exportez cet article
  • Partagez cet article sur Wikio
  • Partagez cet article sur Scoopeo
  • Diggez cet article
  • Partagez cet article sur Facebook
  • Partagez cet article sur Fuzz
  • Partagez cet article sur del.icio.us
  • Envoyez cet article sur Blogmarks
Exportez cet article
Rechercher

Accéder à toutes les vidéos 

Twitter Facebook Retrouvez Le Télégramme sur Twitter et Facebook
Association pour le contrôle et la diffusion des médias

Mentions légales - CGU - CGV - Contact - N°ISSN 2102-6785

Les sites du groupe Le Télégramme:

L'actualité en Bretagne avec Le Télégramme | L'actualité des PME avec Le Journal des Entreprises | Les outils pour dirigeants avec NetPME | Emploi avec RegionsJob | Les annonces professionnelles avec OPE, Opportunités pour l'Entreprise | Bateaux d'occasion avec Magnautic.com | L'immobilier en vidéo avec Immo-Ouest.com | Location de vacances avec Bretagne.com |

Les sites de Pen Duick :

La route du Rhum | La Transat BPE | La Transat Jacques Vabre | La transat AG2R