3 février 2012
Après des études supérieures, Jean Jaffrennou a débuté son parcours professionnel à l'Ifremer. Une voie qui ne mène que très rarement au rail... Mais l'homme, né à Plonévez-du-Faou en août1953, a du sang «centre-breton» dans les veines. Il ne s'imagine pas travailler ailleurs que dans sa région natale. Une opportunité se présente en 1975: la CFTA de Carhaix est prête à l'accueillir au sein de son réseau. Une aubaine pour celui qui a la culture bretonne chevillée au corps. Et comme il possède un DUT de génie électrique, on lui confie naturellement la responsabilité d'entretien du service électrique et de la signalisation. «Dès lors, le Chemin de fer est devenu une véritable passion assure-t-il. J'ai eu cette chance de m'investir dans presque tous les métiers qui le composent, sauf la conduite des trains!»
Ardent défenseur du service public
Sa carrière, loin d'être terminée, a longuement été évoquée mercredi soir, dans une salle de l'hôtel Noz-Vad, en présence de Denis Olagnon, sous-préfet et de nombreux dirigeants de Veolia Transdev. Directeur régional du groupe français, Philippe Denis a loué les mérites de l'actuel directeur de CFTA Bretagne, «amoureux du progrès, combattant du futur, un homme qui entraîne la locomotive CFTA». Francis Grass, directeur adjoint du groupe, a mis en avant ses compétences et son sens des responsabilités: «C'est un homme qui s'est totalement engagé pour sa Bretagne, un homme aux grandes qualités humaines tourné vers les autres, un ardent défenseur du service public».
«Un homme d'action»
Gérard Lahellec, vice-président du conseil régional, en charge de la mobilité et des transports, a, quant à lui, insisté sur «l'audace d'un professionnel qui préfère agir plutôt que témoigner. Un homme d'action à qui rien n'est impossible». Ému par tous ces éloges, le directeur de la CFTA, également vice-président de la CCI, a simplement regretté «la chute du fret, fierté en desserte épisodique» avant de rendre hommage «aux femmes et aux hommes qui oeuvrent au sein de la CFTA, leur entreprise, avec professionnalisme et volonté de travailler et vivre au pays». Avant de trinquer à la santé du rail breton, Jean Jaffrennou a reçu des mains de Gérard Lahellec, Philippe Denis et Francis Grass la médaille d'honneur de vermeil des Chemins de fer récompensant 35 années au service des transports ferroviaires.

27 mai 2012
26 mai 2012 à 08h07