7 novembre 2009
Yvon Prigent a une idée pour valoriser le patrimoine morlaisien: dispatcher des sculptures à mouvement, mues par le vent, sur le territoire. Le projet est bien avancé sur le papier, reste à convaincre Morlaix- communauté.
1.000 statues de 4m de haut, en granit, représentant les saints bretons et celtes, rassemblés sur un même site à Carnoët, dans les Côtes-d'Armor. Le projet de la Vallée des saints est monumental. Sur le papier, celui d'Yvon Prigent l'est tout autant. Ce Breton de racine, qui a fait toute sa carrière professionnelle dans la région parisienne, aimerait mettre en place un circuit de 12 à 15 sculptures à mouvements en Bretagne. Si possible dans la région de Lanmeur, où il passe une bonne partie de l'année, dans la maison de sa grand-mère, depuis sa plus tendre enfance.
Tout un jeu avec le vent
Les sculptures à mouvement? «C'est tout un jeu avec le vent, raconte-t-il. Ces sculptures se composent d'un arbre métallique central, agrémenté de branches horizontales à l'extrémité desquelles sont posés des éléments figuratifs. Ces éléments doivent être de forme ronde ou ovale, de manière à ce que le vent puisse s'engouffrer et faire tourner l'édifice.» Cette idée, Yvon Prigent est allé la chercher aux Canaries, où vit sa fille. «En lui rendant visite, je suis tombé nez à nez avec les sculptures à mouvement de César Manrique». Diplômé en construction mécanique, Yvon Prigent apprécie en connaisseur la technicité de ces structures, puis commence à élaborer ses premiers croquis et à chercher sa propre démarche artistique.
Raconter la culture bretonne
«Je veux que mes sculptures racontent la culture bretonne et la vie d'antan. Chacune d'elles racontera un thème», explique Yvon Prigent. Il en a déjà trouvé une vingtaine: la mer, les costumes traditionnels, l'artichaut, le biniou, le cidre... «Il sera possible de passer de sculpture en sculpture, via un circuit de découverte, dénommé Avel Zo («Il y a du vent» en breton). Des panneaux explicatifs seront aussi installés à proximité de chaque sculpture, pour expliquer la démarche, le thème abordé et réorienter le public vers des mini-musées pour approfondir un peu plus ses connaissances.»
Reste à trouver un territoire
Des idées, Yvon Prigent en a donc plein la tête. Il reste à les concrétiser. Pour la réalisation des sculptures, le Lanmeurien compte se tourner vers des bureaux d'étude, «spécialisés en construction mécanique et génie civil». Le coût? «Il n'est pas encore précisément déterminé, mais il faudra compter entre 50.000et 100.000 EUR pour chaque sculpture, les plus grandes avoisinant les 10m de haut». Pour supporter ces sommes, Yvon Prigent cherche des partenariats avec des entreprises mécènes. Il devra aussi convaincre une communauté de communes d'accueillir les sculptures sur son territoire et participer au financement. «Le projet est en discussion à Morlaix-communauté depuis mai dernier. Si l'idée est refusée, tant pis, j'irai voir ailleurs». Yvon Prigent y croit dur comme fer. D'ailleurs, son projet, il en parle toujours au futur, jamais au conditionnel!
«Je veux que mes sculptures racontent la culture bretonne et la vie d'antan»
Coup de pouce. SOS bénévoles
MAJ. Grande offensive sur le multimédia
Les loisirs du jour
Fête de la science. Le programme de la journée
Le planning des stages
Le programme au jour le jour
Aujourd'hui
Adolescence. Soirée d'échanges jeudi à Plougonven
Commerces du centre-ville. Une semaine de privilèges
Ils ont innové et ils ont gagné !
Les loisirs du week-end
Fête de la science. Le programme
Aujourd'hui