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Morlaix ville

Il frappe sa concubine. Un an de prison ferme

29 mai 2009

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Prévenu d'avoir commis des violences volontaires sur sa compagne en récidive légale, Ludovic Jouran, âgé de 36 ans et actuellement en détention, comparaissait hier devant le tribunal de Morlaix. Le 22mars 2009, il avait asséné des coups à sa concubine à la sortie d'une discothèque de la région morlaisienne. Exclu de l'établissement de nuit pour avoir cherché la bagarre, il avait reproché à la jeune femme de tarder à le rejoindre à l'extérieur de la boîte. Rouée de coups, elle avait failli perdre un oeil. L'interruption temporaire de travail avait été fixée à sept jours. Lors de l'audience, le tribunal a rappelé que leur relation avait été marquée par «d'autres épisodes de violences». Comme son casier judiciaire en témoigne, le prévenu a multiplié les condamnations. «Ce que ce monsieur doit comprendre, c'est que personne n'a le droit de frapper sa concubine», a rappelé le procureur de la République. Avant de s'adresser directement à l'intéressé. «Même si elle avait couché avec toute la discothèque, vous n'aviez pas le droit de commettre ces violences».

«Pour lui, il ne reste que la prison»

Les condamnations prononcées par le passé n'ont pas, selon le parquet, changé l'état d'esprit du prévenu. «M.Jouran a un mépris pour la loi pénale et l'intégrité physique d'autrui». Et le procureur d'estimer, dès lors, qu'il «ne reste que la prison». Suivant cette logique, il a requis deux ans de prison dont une année avec sursis et mise à l'épreuve». Invité à se défendre, le concubin violent s'est excusé auprès de sa victime et du tribunal.

Interdit de contact avec son ex-compagne

Suivant les réquisitions du procureur, le tribunal l'a condamné à deux ans de prison dont un an avec sursis avec mise à l'épreuve durant trois ans. Il a assorti cette mise à l'épreuve d'une obligation de chercher un travail à la sortie de la maison d'arrêt et d'une obligation de soins par rapport à sa dépendance alcoolique. Ludovic Jouran devra enfin s'abstenir de paraître au domicile de son ex-compagne et ne plus fréquenter les bars et discothèques. Sur l'action civile, il devra payer 1.200 EUR à sa victime au titre des dommages et intérêts. Un mandat de dépôt a été prononcé par la juge. Le prévenu est donc retourné en prison pour purger sa peine.

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