letelegramme.com

 

Morlaix ville

Gwenegan Bui. «La politique d'Agnès Le Brun est brutale»

18 septembre 2009

  • Réduire le texte
  • Réduire le texte
  • Agrandir le texte
  • Agrandir le texte
  • L'article au format PDF

La relève, au PS morlaisien, a désormais un visage. Celui de Gwenegan Bui, 35ans, membre du bureau national. Rencontre du nouveau conseiller municipal de Morlaix, très critique vis-à-vis d'Agnès Le Brun.



Depuis la défaite et le départ de Michel Le Goff, le PS morlaisien manque d'un leader. Avez-vous l'ambition d'assumer ce rôle pour devenir, un jour, le futur maire de Morlaix?
C'est complètement prématuré d'en parler. La leçon que l'on a retirée de la défaite aux municipales est que ce n'est pas un individu seul qui fait une animation de ville. On a beau avoir le meilleur projet et le meilleur bilan, si une individualité est décriée, tout peut s'effondrer comme un château de cartes. Le travail doit donc être collectif. Il faut d'abord reprofiler une équipe intergénérationnelle avec des jeunes et des anciens. La tête de liste devra être définie un an avant l'élection.

Lors des élections municipales, l'alliance de dernière minute avec les Verts n'est pas apparue crédible aux yeux des électeurs de gauche. Une nouvelle alliance avec l'équipe de Michel LeSaint est-elle souhaitable à vos yeux?
Elle est possible, souhaitable et réalisable. On l'a vu entre le premier et le deuxième tour, lorsqu'on a été capable, en 48heures, de faire un projet de vie commun. Il y avait hélas tout le passif des affrontements entre les individus. Les gens n'ont pas cru qu'en si peu de temps, on était capable de faire table rase des conflits de personnes. Pour 2014, il n'y a pas d'autre chemin possible que l'union à gauche entre le Parti socialiste, le Parti communiste, le Parti radical de gauche, les Verts et les autres représentants de la société civile. Ce sera notre objectif. Il faudra construire ensemble sur la durée. Il ne faut pas gagner l'élection puis le lendemain, s'entre-déchirer. Cela ne peut se faire qu'autour d'un vrai projet qui engage les différentes forces de la future majorité. En respectant les identités des uns et des autres.

Comment jugez-vous la politique menée par Agnès LeBrun à la mairie?
Brutale. Dans ses prises de décisions notamment. Elle a fait une campagne électorale en disant qu'il y aurait de la concertation, qu'elle prendrait le contre-pied absolu de la méthode de Michel Le Goff... On voit finalement que dans sa gestion avec, par exemple, le monde associatif ou les marginaux lors de l'histoire des grilles, elle affronte les contestations sans jamais ouvrir la porte de la discussion. D'autre part, les masques sont tombés. Agnès Le Brun avait dit lors de la campagne électorale qu'elle était de droite divers droite. Lors du dernier conseil municipal, elle a enfin assumé son affiliation avec le président Sarkozy, à qui elle ne donnait pourtant pas la moyenne. J'aimerai savoir quelle est la note qu'elle lui donne aujourd'hui. La note qu'elle donne aussi au «bouclier fiscal» qui est payé par tous les Morlaisiens, au bénéfice de quelques-uns.

Un mot sur Marie-Paule Kérébel, à qui vous allez succéder au sein du conseil?
C'est une femme de convictions. Son parti a essayé de la garder en exercice. Son départ est dommage. Elle a une conscience de gauche dans les tripes. Cette démission me permet d'intégrer le conseil, mais elle fragilise l'un de nos alliés. On va travailler avec eux pour qu'ils continuent d'avoir une visibilité. Je ne doute pas que le Parti communiste sera présent à nos côtés en 2014, lors de la prochaine élection municipale.

Vous êtes un militant du PS de longue date et membre du bureau national depuis 2008. Croyez-vous encore en l'avenir de ce parti, miné par les crises et les divisions internes?
Malgré tout ce que l'on nous explique, je crois que 2012 est gagnable. Mécaniquement, c'est possible. L'UMP, sur un premier tour, c'est 30%. Et c'est quoi ses alliés ensuite? Une élection ne se gagne pas à 30%. Chez nous, il faut juste que les quelques individus qui nous pourrissent le quotidien comprennent que, de toute façon, ils ne pourront l'emporter en 2012 que si il y a un collectif soudé derrière eux.

  • Propos recueillis par Jean Philippe Quignon
  • Exportez cet article
  • Partagez cet article sur Wikio
  • Partagez cet article sur Scoopeo
  • Diggez cet article
  • Partagez cet article sur Facebook
  • Partagez cet article sur Fuzz
  • Partagez cet article sur del.icio.us
  • Envoyez cet article sur Blogmarks
Exportez cet article
Rechercher
Twitter Facebook Retrouvez Le Télégramme sur Twitter et Facebook
Association pour le contrôle et la diffusion des médias

Mentions légales - CGU - CGV - Contact - N°ISSN 2102-6785

Les sites du groupe Le Télégramme:

L'actualité en Bretagne avec Le Télégramme | L'actualité des PME avec Le Journal des Entreprises | Les outils pour dirigeants avec NetPME | Emploi avec RegionsJob | Les annonces professionnelles avec OPE, Opportunités pour l'Entreprise | Bateaux d'occasion avec Magnautic.com | L'immobilier en vidéo avec Immo-Ouest.com | Location de vacances avec Bretagne.com |

Les sites de Pen Duick :

La route du Rhum | La Transat BPE | La Transat Jacques Vabre | La transat AG2R