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Énergie. Une place au soleil!

3 février 2012

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Un parc photovoltaïque pourrait s'implanter, en 2013, à la frontière des communes de Landivisiau et Guiclan. Ce serait une première en pays de Morlaix. Initié par la société IEL Développement, le projet est toujours au stade de l'étude, mais les promoteurs et les élus se montrent optimistes.

Après l'éolien, place au photovoltaïque? Le pays de Morlaix s'apprête à accueillir un parc photovoltaïque à Guiclan. Il s'agirait du deuxième projet de production d'énergies renouvelables sur le territoire, après le parc éolien de Pleyber-Christ. Montés par la société IEL Développement, les champs de panneaux solaires seraient installés sur le site de l'ancien centre d'enfouissement technique de Pen ar C'hoat, à la limite de Landivisiau.

Consommation annuelle de 750 foyers

Initié depuis plusieurs mois, le projet de centrale solaire n'est pourtant pas certain de voir le jour. La faute au moratoire sur la filière photovoltaïque. Désormais, la vente d'électricité issue des parcs solaires doit répondre à un appel d'offres. «Le contexte n'est pas très favorable, mais il peut évoluer», espère Alexandra Briand, chargée de projets pour IEL Développement. «On sait que le prix du nucléaire va augmenter dans les prochaines années», poursuit-elle.



Le parc photovoltaïque de Guiclan serait installé sur un espace de 4,6ha (la taille de neuf terrains de foot). La puissance totale du site est estimée à 2,25MW (mégawatt). «Sur un an, le parc photovoltaïque produira la consommation d'électricité, hors chauffage, d'environ 750 foyers», expliquent les techniciens d'IEL, qui finalisent l'étude d'impact environnemental et paysager.

Début des travaux au printemps 2013?

«Nous terminons également le dossier de permis de construire. Il sera déposé dans quelques semaines», informe Alexandra Briand, qui a présenté le projet aux riverains et aux élus, il y a quelques jours. Propriétaire du terrain, la ville de Landivisiau est favorable au projet. «Je pense que la demande d'autorisation en préfecture ne devrait pas poser de problèmes. Je n'ai pas eu de retours négatifs de la part des riverains», assure Georges Tigréat, le maire de la ville. Guiclan, commune hôte, s'est également positionnée en faveur de la centrale solaire. Après le dépôt de la demande de permis de construire, l'instruction devrait durer un an. «Nous devons mener une enquête publique et consulter les services de l'État», explique Alexandra Briand. Si le projet échappe aux embûches du labyrinthe administratif, les travaux pourraient commencer au printemps 2013.

Protection des parcelles agricoles

Pour réussir à sortir de terre, le site mise sur son ancienne fonction de centre d'enfouissement des déchets. «Le parc photovoltaïque valoriserait un terrain sur lequel on ne peut légalement rien faire avant au moins 50 ans. Ça va dans le sens de la protection des parcelles agricoles», se réjouit Georges Tigréat, qui estime que le projet est en «bonne voie». En dépit des turbulences dont est victime la filière photovoltaïque, les acteurs du dossier se montrent donc optimistes. Le pays de Morlaix ferait alors un petit pas de plus vers l'indépendance énergétique.

  • Kévin Cabioch

Après les éoliennes, du photovoltaïque?

Tel un phénix, la butte du Télégraphe pourrait renaître de ses cendres. Trois mois après le démantèlement des cinq éoliennes, la colline située entre Pleyber-Christ et Saint-Thégonnec pourrait accueillir un parc photovoltaïque. Le projet a été imaginé par François Beuzit, dirigeant de Saint-Thégonnec Pleyber-Christ énergie éolien (SPEE), déjà à l'origine du parc éolien qui avait été décrié par plusieurs riverains.

«Une belle façon de tourner la page»

Avec une poignée d'agriculteurs associés, il espère mener à bien cette innovation ambitieuse. «Ça serait une belle façon de tourner la page après la destruction des éoliennes», explique le fondateur de la société Bremat, qui s'est associé à IEL Développement sur ce projet. La société
lannionnaise détient 70% des parts. «Les terrains sont propices. Et on pourrait réutiliser l'ancien matériel comme le poste de livraison et le câble de transport», s'enthousiasme François Beuzit.



S'il sort de terre, le pa
rc photovoltaïque s'installerait sur 4ha, au sommet de la butte du Télégraphe, côté Saint-Thégonnec. Il disposerait d'une puissance d'1,5MW.




«À ce tarif-là ce n'est pas rentable!»

Pour l'instant, le projet n'est qu'au stade de l'étude de pré-faisabilité. «Les élus et les propriétaires sont d'accord, mais je ne sais pas si le projet aboutira car tous les clignotants virent au rouge», regrette François Beuzit. Les nouvelles règles imposées par le moratoire sur la filière photovoltaïque expliquent ces turbulences.



«L'obligation de faire un appel d'offres est très contraignante. On nous parle de 0,11EUR/kWh. À ce tarif-là, ce n'est pas rentable!», s'agace l'entrepreneur, qui peine à communiquer avec ERDF. De son côté, IEL Développement estime qu'il est «trop tôt» pour évoquer ce dossier. Assez pessimiste quant à l'avenir de son parc photovoltaïque, François Beuzit lâche laconiquement: «Si les règles ne changent pas, je ne vois pas l'intérêt de continuer».
  • K.C.

Parcs photovoltaïques : les chiffres clés

4,6.

La surface, en hectare, occupée par le parc photovoltaïque de Guiclan-Landivisiau.



2,25. En mégawatt, la puissance estimée du site de Guiclan-Landivisiau. 4,5MEUR. Le coût estimé du parc de Guiclan-Landivisiau. 4. La surface, en hectares, de la ferme solaire de Saint-Thégonnec. 1,5. En mégawatt, la puissance estimée du site de Saint-Thégonnec. Entre 2 et 3MEUR. Le coût estimé du parc de Saint-Thégonnec.

Accidents en baisse, délits en hausse

Également en charge de la sécurité routière à Morlaix et Saint-Martin-des-champs, les policiers de la cité du Viaduc ont constaté moins d'accidents en 2011 (36 contre 45 en 2010), mais plus graves (deux décès en centre-ville). Les délits portent peu sur la vitesse (les contrôles ont d'ailleurs chuté de 12 % dans ce domaine), mais beaucoup sur l'alcool au volant et les conduites sans permis (36 en 2011 contre 32 en 2010). Si les contrôles préventifs d'alcoolémie se maintiennent (5.481 en 2011 contre 5.711 en 2010), c'est lors de contrôles inopinés (à l'occasion d'un accident ou d'une conduite à risques) que les délits les plus importants ont été relevés par le commissariat en 2011 (+57,35%).
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