4 février 2012
Les quatre membres du groupe Idées d'abord. Suivis par les deux représentants du Parti socialiste (les deux autres étaient excusés): alors que le conseil municipal avait débuté depuis une bonne heure, hier soir, les élus d'opposition ont tous quitté la salle à 20h45. Imités par la quinzaine d'adhérents du Collectif eau publique qui avaient pris place dans l'assistance. Pour dénoncer une nouvelle fois, pancartes à l'appui, les comptes de Veolia. En charge de la gestion de l'eau et de l'assainissement sur Morlaix et Saint-Martin depuis 1991, l'entreprise a vu son contrat prolongé pour huit ans en mars dernier. Une décision prise par le Sivom (syndicat intercommunal à vocations multiples) Morlaix - Saint-Martin présidé par Bernard Guilcher, adjoint au maire de la Cité du viaduc.
«Demandons ensemble des comptes à Veolia!»
Un choix qui, décidément, reste en travers de la gorge de certains, dont Michel Le Saint. Une nouvelle fois, le chef de file du groupe Idées a brocardé, hier soir, la société Veolia, «qui a mené les élus en bateaux et qui continue à le faire». Avant de reprendre un argument déjà maintes fois assené: «Cette entreprise, qui se dit déficitaire, a diminué d'un euro le prix du mètre cube d'eau pour 2012. Ce qui correspond à un million d'euros de recettes en moins. Il y a quelque chose qui cloche», a martelé l'élu écologiste. Suivi par le socialiste Sylvain Espitalier: «Veolia présente des comptes qui manquent de sincérité. Dans quel système financier est-on?» «Ces chiffres devraient interpeller tous les élus que nous sommes», a poursuivi Michel Le Saint, en s'adressant à Agnès Le Brun et Bernard Guiclcher: «Je ne saisis pas pourquoi vous n'avez pas le souci de comprendre les anomalies dans les comptes de Veolia. Demandons ensemble des comptes à l'exploitant!». Se retranchant derrière un article du code général des collectivités stipulant que «toute question (de ce type) doit être débattue en comité syndical (en l'occurrence le Sivom) et non en conseil municipal», le maire a refusé d'entrer dans le débat.
«Je regrette la politique de la chaise vide»
Ce qui a donc provoqué le départ des élus d'opposition quelques minutes avant la fin de la séance. «Je regrette toujours la politique de la chaise vide», s'est alors fendue Agnès Le Brun. Avant de lancer, sur un ton plus sévère: «On ne peut pas être pour la démocratie quand ça arrange et contre quand ça dérange».

27 mai 2012

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