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Consultation. Arts de la rue

29 janvier 2011 - 9 réactions

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Jamais le Festival des arts de la rue n'avait connu pareille tempête. Boudé par les collectivités qui limitent leurs moyens, le rendez-vous historique de l'été se retrouve, pour l'instant, dans l'impasse. Yaura-t-il une 25e édition, en août, à Morlaix ? [Réagissez !]

25 ans d'un feuilleton mouvementé.
Morlaisien, le FAR ? Oui, à l'origine. C'est le maire de l'époque, Jean-Jacques Cléach, qui a incité les associations culturelles à trouver une idée pour animer les rues, chaque mercredi d'été. Autour du directeur de l'ancien théâtre, Yvon Diraison, musique, théâtre, danse se relaient sur l'espace public dès 1987. Des troupes professionnelles (une tête d'affiche par an) agrémentent peu à peu les rendez-vous. Dès 1996, la nouvelle maire Marylise Lebranchu est interpellée sur le coût, grandissant, de l'opération. Avant que les Brestois du Fourneau ne soient approchés pour organiser le FAR, en 1997, et lui assurer, au fil des ans, une visibilité à l'échelle nationale. Mai des arts (en 2001), résidences d'artistes (2002), nouvelle formule sur trois jours début août (2007)... mais aussi augmentation du budget. En dix ans, la «note» du FAR est passée de 152.000EUR à 300.000EUR aujourd'hui.

Pourquoi le blocage en 2011?
C'est plus précisément en 2008 que le tournant en cours s'est amorcé pour le FAR. L'année où la nouvelle municipalité morlaisienne, fraîchement élue, décide de baisser de 60.000 EUR sa subvention au Fourneau. Contexte d'économie oblige, mais aussi pour inciter la communauté d'agglomération à se positionner financièrement sur l'événement. Ce que Morlaix-communauté va faire, en compensant d'abord le manque à gagner, et en votant, en février 2010, la convention garantissant, jusqu'en 2013, le financement du FAR. Mais agacé par la position de la ville de Morlaix qu'il ne sent pas «à 100 % derrière le Far», le président Yvon Hervé change d'avis. Et annonce fin décembre 2010, via une lettre manuscrite accompagnant la convention, que la participation communautaire diminuera, elle aussi, de 60.000 EUR d'ici deux ans.

Crispation au Fourneau.
Au Centre national des arts de la rue (Fourneau), on se dit «en plein cauchemar». Le forum de l'association regorge de témoignages de sympathie. Mais à ceux qui reconnaissent à Claude Morizur et son équipe un indéniable savoir-faire s'opposent désormais, à Morlaix, ceux qui veulent mettre à mal «l'hégémonie» des Brestois sur le FAR. «J'ai l'impression qu'avec le temps, le Fourneau a cru qu'il était devenu l'acteur incontournable du festival», note Jean-Jacques Cléach.

Qui veut encore du FAR ?
Le public, c'est sûr ! Il n'y a que lorsque le festival est momentanément devenu payant (lors du mandat d'Arnaud Cazin) que les spectateurs ont réellement boudé le FAR et sa bonne humeur. Mention spéciale au Mai des arts dans la rue, qui a toujours fait le plein en périphérie de Morlaix. Plus mitigés sur les modalités d'organisation du FAR (trop tard, mal balisé...), les commerçants morlaisiens de Nouvelle vague ne souhaitent pas pour autant sa disparition, ni rebondir sur les critiques, récurrentes, entendues sur la baisse de qualité des spectacles. «On ne peut pas être contre un événement historique, qui génère de l'activité économique en ville!», assure le président, Jérôme Grill.

Et maintenant ?
La prochaine réunion des partenaires (État, Région, Département, Morlaix-communauté, ville et Fourneau) est toujours programmée courant février. Elle fait suite à un courrier du Directeur régional des affaires culturelles (Drac), adressé à tous il y a huit jours, estimant que, dans les conditions actuelles, «la pérennité du FAR» est impossible. Alors, de qui viendra l'éclaircie? Sans festival d'été en 2011, plus de MAR (Mai des arts). Et sans doute plus jamais de FAR à Morlaix, tout court. On devine que les collectivités n'ouvriront plus le porte-monnaie. Le Fourneau, dépité, reverra-t-il sa copie? Hier, l'association se refusait à tout commentaire.

Votre avis ?

Etes-vous pour un FAR à tout prix ?
 
 
Oui
Non
Sans opinion

 

Où l'événement doit-il avoir lieu ?
 
 
A Morlaix
Dans une autre commune
A Morlaix et à l'exterieur
Sans opinion

 

 

Et quel déroulement pour le FAR ?
 
 
Sur trois jours consécutifs
Sur plusieurs mercredis
Sans opinion
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9 réactions

  • langolvas
    prof de lettres contre la culture
    je suis très étonné et très déçu que mme le maire de morlaix anciennement prof de lettres, s'attaque à la culture, après le théatre, leFAR!!mais il est vrai que pour la majorité Sarkozyste que ce soit la santé, l'éducation ou la culture, pour pouvoir en bénéficier il faudra pouvoir payer!
    Ajouté le 4 février 2011 à 08h51
  • j.na...
    Lettre ouverte à ceux qui pensent nous gouverner ! Il y a de la
    On voudrait nous faire croire que le Fourneau porte les responsabilités de son départ de la communauté de Morlaix, quelle ineptie ! Le Fourneau qui nous a apporté des joies, des rêves, de la magie, de l?utopie et de la convivialité sur « notre » territoire fera dorénavant rêver ailleurs. Démocratie, culture sont des mots qu?ignorent le Président de la Communauté d?Agglomération. Au mot « culture » il répond, « argent es tu là ? », il répond « le FAR monopolise la rue », il répond « la qualité et la quantité se sont pas toujours au rendez-vous », il répond « on est déçu par certains de leurs spectacles » A ma connaissance nous n?avons jamais rencontré, au moins depuis deux ans, un élu de Morlaix ou un représentant de la communauté lors des débats publics qu?organisait le FAR. Désintérêt ou peur d?affronter le public et les professionnels ? Depuis quand, et où les élus choisissent les programmes d?une manifestation culturelle, depuis quand les élus s?instaurent-ils critiques, depuis quand les élus sont-ils démangés par une censure vengeresse : c?est moi qui paye j?ai tous les droits ? « la DRAC peut faire un commentaire, mais ce pas elle qui apporte le plus d?argent », « on trouve que les arts dans la rue c?est cher ». Vous ne devriez pas oublier que nos impôts servent aussi à financer ces évènements, n?oubliez pas non plus que vous êtes seulement nos représentants ; nous avons notre mot à dire, hélas nous ne sommes jamais sollicités. Pour la démocratie parlons en : en novembre 2010, la communauté de Morlaix dénonce, avant terme, une convention qui expirait 2013 on insulte les artistes et on les somme de se taire que penser de la liberté créatrice de l?artiste si c?est un élu qui décide des spectacles quand le public est-il consulté (40 000 spectateurs en 2010) ? on sape sans état d?âme des fondations érigées il y 25 ans Nous n?arrivons pas à comprendre le sens de votre politique culturelle, mais ce que nous constatons c?est que la droite applaudit pleinement (on est pas étonnés) ; étrange soutien pour une majorité qui se dit de « gauche » Lors des élections, nous citoyens faisons des choix, non pas sur le fric mais sur des idées et des valeurs susceptibles de nous enthousiasmer. Comme dirait un certain M Hessel « Indignons nous » Ceux qui ne savent pas où ils vont sont surpris d'arriver ailleurs. (Pierre Dac) Nota : Les textes entre guillemets sont extraits des journaux locaux Lucienne & JM Nayet
    Ajouté le 2 février 2011 à 12h59
  • IMPOLOCO
    LE FAR ? C'EST PAS FINI !
    C'est mon intime conviction. Il me semble que le FAR existait avant que le Fourneau intervienne. Il n'y a donc aucune raison qu'il ne survive pas à son désengagement. Morlaix et sa région comptent suffisamment d'associations culturelles en tous genres, de professionnels de la culture et si on en croit les commentaires, suffisamment de défenseurs inconditionnels, pour organiser un été explosif, animé, distrayant, de nature à faire oublier pour quelques instants aux morlaisiens, de souche ou de passage, les difficultés, les soucis et parfois la misère de la vie quotidienne. Doit on pour autant se lancer dans une gabegie financière, qui finit par faire couter trop cher le tout gratuit ? Surement pas évidemment ! En effet, si comme le dit Agnès LE BRUN, Morlaix paye deux fois, compte tenu des bases d'imposition et des taux appliqués en matière de fiscalité locale, Morlaix paierait 4 fois. Bel été quand même !
    Ajouté le 1 février 2011 à 14h10
  • f.qu...
    Un discours à double tranchant
    Ce qui est quand même assez incroyable c'est cette façon que la maire de Morlaix a de pousser le Fourneau vers la sortie tout en leur faisant porter le chapeau au cas où ils partent...Bien sûr Morlaix communauté est en grande partie responsable mais il ne faut pas oublier que c'est la ville de Morlaix qui a en premier baissé considérablement sa subvention "on ne veut pas payer deux foix", ça resterait encore si peu par rapport à un tel festival...En tout cas c'est le FAR avec sa direction artistique actuelle et dans sa forme actuelle que nous sommes très nombreux à vouloir garder à Morlaix et si ce n'est pas le cas la déception sera telle qu'elle se retrouvera à mon avis grandement dans les prochaines urnes....
    Ajouté le 31 janvier 2011 à 15h38
  • IMPOLOCO
    LE FAR AUX PRUNEAUX
    Sans être un fana du Festival des Arts dans la Rue, il faut lui reconnaître ses aspects positifs et notamment son coté festif, qui sort Morlaix de sa torpeur quasi permanente. Compte tenu de son succès populaire il semble difficile d?envisager son abandon : il ne devrait tout de même pas constituer un far-deau pour les divers partenaires. Les difficultés économiques ne sont pas une raison suffisante du lâchage de ces festivités, qui sont le point fort de l?animation estivale locale, ouverte à tous et à la portée de toutes les bourses. Au contraire, faire oublier pour quelques jours ou quelques heures les soucis quotidiens à la population locale et estivale constitue un objectif louable. Son extension, par une délocalisation bien pensée, serait du meilleur effet. Toutefois, la réal-politique peut aussi faire valoir certains arguments, sonnants et trébuchants comme d?habitude, mais néanmoins réels. En fait, les problèmes du FAR s?inscrivent dans un contexte local plus général et beaucoup plus complexe, constituant la conséquence directe de choix politiques, et parfois de non-choix, à tous les niveaux de notre organisation administrative. Au plan national, la crise financière, puis économique est un prétexte idéal pour faire du budget de la culture une simple variable d?ajustement. La crise devenant sociale et de plus en plus aiguë, la culture aurait pu être regardée comme un dérivatif festif en faveur d?une population avide de rompre avec la morosité ambiante et souvent l?angoisse sociale permanente. Les Régions et les Départements voient leurs dotations se réduirent et ils répartissent cette pénurie sur l?ensemble de leurs mandants. Comme les chiffres ignorent les tendances politiques Au plan local, des hommes - et des femmes - changent mais les tensions restent. Chacun fait porter les responsabilités à l?autre : Morlaix, les communes voisines, les autres communes et Morlaix-Communauté. Ces entités ont toutes des intérêts, trop souvent divergents et il faut bien le reconnaître le problème n?est pas spécifique à la culture ! Suffit t?il de rencontrer des difficultés, dans quelque domaine que ce soit, pour faire appel à Morlaix Communauté pour éteindre l?incendie ? Ne serait t?il pas plus simple, plus réaliste, plus raisonnable et plus compréhensible pour tout le monde, que le périmètre des domaines d?intervention de chacun soit défini une bonne fois, de manière un peu plus consensuelle, dans le respect de l?intérêt général ? Morlaix Communauté constitue un ensemble hétérogène ( comme l?Europe ) mais ne justifie en rien le spectacle de communes tirant toutes la couverture à elles. Certaines communes, par contre, constituent un ensemble homogène par sa réalité géographique. Ce sont celles qui présentent les plus grandes différences sur le plan administratif, démographique et surtout fiscal. La recherche de cohérence, voire de cohésion, paraît indispensable. Cette exigence sera je le crains confirmée par les résultats des opérations de recensement en cours. Vu sous cet angle, il est certain que les partenaires, responsables du Festival des Arts dans la Rue, du Mai des Arts et de la Culture en général, sauront se parler, libérés de leurs certitudes et sans invectives et trouveront les solutions en vue d?une 25e part de FAR, plus grandiose que jamais.
    Ajouté le 29 janvier 2011 à 22h18
  • esdras2
    tous bernés.
    Même si je ne partage pas ses idées, il me paraît bien étrange de "taper" sur la maire de Morlaix dans cette affaire. Car c'est bien le président PS de Morlaix communauté qui a modifié le document transmis à la DRAC de façon manuscrite et sans en informer les partenaires de la baisse des subventions attribuées au fourneau, jusqu'en 2013... Cela relève, à mon sens, ou de l'irresponsabilité, ou de l'amateurisme, ou de la mauvaise foi. Quoiqu'il en soit, la volonté de "virer" le FAR de Morlaix est clairement mise en évidence : "qu'ils aillent voir ailleurs s'ils le veulent", diit Yvon Hervé. Et si l'on tient compte de la volonté de "mettre à mal l'hégémonie brestoise sur le FAR", nous frôlons l'irrationnel ! Quant au théâtre de Morlaix, dont il est fait état, il n'a jamais eu d'aussi bonne programmation et jouit d'une excellente réputation depuis qu'il a à sa tête une nouvelle direction. Enfin, les propos de M. Gouédard, secrétaire du PS morlaisien (Le Télégramme du 29 janvier 2011) affirmant que, dans cette affaire "le monde culturel est en grand danger", me paraissent tout à fait inconvenants, car lui et les siens sont les principaux responsables de cette situation. Nous sommes nombreux à avoir ll'impression de nous faire berner. Question : Vais-je encore voter PS ,
    Ajouté le 29 janvier 2011 à 19h58
  • ruz ha du
    Politique Culturelle
    La politique culturelle à Morlaix entre le théâtre et le FAR fait penser un peu au " radeau de la méduse". Elle devrait être le fruit d'un consensus même si les orientations sont du ressort des politiques. L'économique a toujours bon dos en temps de crise et la culture ne doit pas être le beurre sur les épinards mais au contraire le terreau sur lequel ils poussent. Quelle image nos jeunes ont ils de la culture vivante ,alternative aux médias commerciaux qui sont de fait en situation de monopole ? une piètre image , non digne d'une réelle démocratie pour les citoyens de demain.Il faut donc tirer vers le haut en créant peut être des "états généraux et généreux de la culture "à Morlaix que le radeau se transforme en "bateau ivre"?Didier Allain
    Ajouté le 29 janvier 2011 à 16h36
  • esquibien
    desolant
    A écouter nos leader sur les ondes , les murs politiques seraient en train de changer . J'ai l'impression que sur le terrain les faits ne leurs donnent pas raison. On aime ou on aime pas les Arts de la rue mais je pense que l'équipe du Fourneau mérite un peu plus de respect pour son travail et son engagement. J'imagine que ce ne sont pas des gens que traite comme des laquais et qu'ils ne vont pas faire long feu en Pays de Morlaix. Par ailleurs , je ne vois pas très bien ce que le fait d'être "Brestois" vient faire la dedans ! Triste époque ...
    Ajouté le 29 janvier 2011 à 15h13
  • kerp...
    far à tout prix
    far à tout prix surement pas ,mais un far décentralisé oui et beaucoup plus que jusqu'à présent .Madame le maire vous considérez que les morlaisiens ne doivent pas payer deux fois et vous avez sans doute raison, mais que penser des habitants des communes satellites qui doivent se déplacer pour assister aux spectacles .Comme pour le théatre et les spectacles de Langolvas alors qu'ils participent aux financements. Par mesure d'équité décentraliser ce qui peut l'être, comme le far, me parait être une bonne solution surtout s'il s'avère que c'est moins couteux .Un spectacle de qualité pourrait être maintenu malgré la baisse des subventions et tout le monde y trouverait son compte .
    Ajouté le 29 janvier 2011 à 12h34

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