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Roscoff

Oignon de Roscoff. Très attendue AOC

10 juillet 2009

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Robert Jézéquel reprendra sans doute, cet après-midi, lors de l'assemblée générale du syndicat de l'oignon de Roscoff, le long parcours d'une histoire qui permet désormais de compter l'oignon de Roscoff dans le club très envié des légumes qui s'illustrent d'une appellation d'origine contrôlée. Seules, les lentilles vertes du Puy, l'oignon doux des Cévennes et le coco de Paimpol l'ont précédé au pinacle des AOC, plus habituellement réservés aux grands crus viticoles et aux fruits reconnus pour leur qualité de produits issus de cultures liées à des terroirs bien délimités.

15 années de démarches

Les premières approches de Robert Jézéquel datent d'une vingtaine d'années et le syndicat qu'il préside depuis 15 ans a rassemblé progressivement producteurs, négociants et Johnnies, porteurs historiques d'une tradition encore vivante dans le Léon. L'Inao s'est vivement intéressé à la démarche qui devait fédérer des ambitions diverses et apaiser les craintes de ceux qui pouvaient rejeter d'avance les carcans de réglementations pesantes. Le président du syndicat de défense de l'oignon de Roscoff ne cachait pas, hier, sa satisfaction, au lendemain de la reconnaissance officielle, quasi unanime (44 voix sur 46 votants) du dossier par la commission de l'Inao. Il exprimait même le sentiment d'avoir obtenu une victoire méritée: «Alors que certains suivent les chimères de la délocalisation, une région s'est mobilisée pour assurer la localisation définitive de l'oignon de Roscoff dans son terroir».

Un logo commun

Il évoquait aussi la dernière loi d'orientation agricole qui «impose plus de contrôles au moment où l'on voit arriver en Europe des produits non contrôlés, voire frelatés, l'AOC permettra de distinguer un oignon au sommet de sa qualité». Désormais, tous les efforts du syndicat porteront sur la communication sous un logo commun qui doit ouvrir les marchés d'une production d'excellence et déterminée selon des règles adoptées, de Roscoff à Kerlouan. 56 producteurs en attente des signatures ministérielles ont souscrit à un cahier des charges appliqué sur 64hectares pour 1.300t d'oignons à découvrir bottelés, en grappes ou en vrac, mais cultivés et conditionnés dans les règles de l'art.

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