27 septembre 2009
Certains agriculteurs de l'Île commencent à s'inquiéter de la prolifération des lapins de garenne. Il y a dix ans, il n'y avait pas un lapin sur l'île. Depuis quatre ou cinq ans, ils se développent et, cette année, l'île est véritablement envahie. «Ils sont en train de mettre en danger l'agriculture de l'île et, avec elle, son économie!», s'inquiètent les agriculteurs, les plus touchés, à l'ouest de l'île. «C'est une calamité, s'alarme l'un d'eux, j'ai planté pour la deuxième fois une culture de choux, et, en une nuit, un tiers de mes pousses a été mangé. Quand on compte les semences supplémentaires, le surplus de travail et le résultat toujours incertain, c'est vraiment désespérant». Certains agriculteurs ont préféré ne pas cultiver leurs parcelles, pourtant louées. D'autres ont choisi de clôturer leurs champs de filets de pêche, «protection bien faible et coûteuse».
Des battues administratives
La municipalité est au fait de cette «catastrophe». Les solutions apportées depuis cinq-six ans ne sont pas satisfaisantes. «Nous avons organisé des battues administratives avec des louvetiers, mais ça ne suffit pas», déclare Guy Cabioch, maire. La seule solution, aujourd'hui, est une dérogation de chasse permanente accordée aux agriculteurs ayant leur permis. «Ce qui concerne cinq ou six agriculteurs».
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