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Energie. De la lampe à pétrole au photovoltaïque

31 janvier 2009

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Une centaine d'agriculteurs, d'élus, de techniciens, d'industriels se pressait jeudi soir chez François Palut, à Calarnou. Au programme, l'énergie photovoltaïque. Le propriétaire des lieux a, en effet, installé sur un hangar en construction un ensemble de panneaux de 300m² pouvant produire l'énergie photovoltaïque c'est-à-dire de l'énergie à partir du solaire. Pour cette inauguration, l'agriculteur avait invité Anne Guillou, sociologue, ancien professeur à l'UBO, auteur de «Enfin, la nuit devint lumière» qui traite de l'arrivée de l'électricité dans les bourgs de Bretagne entre les deux guerres. «On est passé de la lampe à pétrole à l'électricité, la guerre ayant interrompu ce développement qui a repris dans les années 50. La dernière commune équipée en électricité, c'était en 1959», a expliqué Mme Guillou. Quelques minutes avant le propos de la sociologue, François Palut avait expliqué comment en 50 ans, la production d'énergie avait fait un bond avec l'installation de ces panneaux captant l'énergie du soleil.

À la pointe de l'innovation

Pour François Palut, les surfaces de toitures agricoles se prêtent excellement à de telles installations. Il faut dire qu'il n'en est pas à sa première installation novatrice. En 2003, il a installé une pompe à chaleur pour chauffer un bâtiment de 3.500 porcelets; en 2005, il a construit un puits canadien pour refroidir la verraterie l'été et la réchauffer l'hiver - l'échange de chaleur se faisant naturellement par des canalisations enterrées à 1,50m de profondeur. Aujourd'hui, il se lance donc dans le voltaïque.

225 panneaux solaires

300m² de toiture d'un nouvel hangar de 956m² est équipé de 225 panneaux solaires. Cet équipememnt doit produire 38.430kWh soit l'équivalent d'une dizaine de ménages français en évitant l'émission de 18t de CO² rejeté dans l'atmosphère. L'installation a coûté 160.000 EUR. En sachant qu'une partie de la production est revendue à EDF, François Palut estime que son installation sera amortie d'ici 10 ans. Tour à tour, Michel Tanné, P-dg de la coopérative Léon Trégor, Jean-Claude Marc, maire, M.Le Guellec, directeur d'Odislor et Jean-Yves Chiaro, sous-préfet de Morlaix, n'ont pu que féliciter le propriétaire pour les innovations et le civisme dont il fait preuve.

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