30 octobre 2009
La station SNSM recevait, dimanche, la visite de Michel Réguer, médecin retraité, référent bénévole auprès de l'institution, pour tout ce qui a trait au secourisme en mer et à l'évolution de ses techniques. Le thème des échanges du jour résidait dans la mise en oeuvre d'une échelle-civière articulée, nommée «Jason», encore peu répandue sur les côtes de l'Hexagone, puisqu'à ce jour trois stations, seulement, en sont équipées.
Récupération et pronostic vital
En matinée, les acteurs potentiels ont procédé à une démonstration. En quelques mots, le principe de cette échelle de Jason est de récupérer le blessé, ou plus souvent encore la personne en hypothermie (ou cumul des deux), dans une position horizontale, l'échelle l'enroulant aussi délicatement que possible sans le compresser. Le fait de conserver la personne en détresse dans une position horizontale, est gage d'un pronostic nettement meilleur de survie dans les heures à venir. «Le volume de sang, concentré dans les organes vitaux, reflue ainsi plus lentement à la périphérie. Le retour à la normale n'en sera que plus progressif et c'est très bien ainsi», explique le médecin. À charge de preuve, «lors de la Seconde Guerre mondiale, les deux tiers des morts après naufrage ou chute à l'eau, survenaient après la récupération». À terme, cet équipement devrait équiper la majorité des stations françaises. Seule limite à son intérêt avéré: l'état de la mer, qui au-dessus d'un certain seuil, ne permet plus la mise en oeuvre de l'échelle de Jason.
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