21 mars 2009
Jeudi, War Zao, association départementale des visiteurs de la maison d'arrêt de Brest, a tenu son assemblée générale. Son président, Jean-Louis Lefèvre, a répondu à nos questions.
Pouvez-vous nous présenter votre association?
War Zao (Debout!) va fêter ses 30années d'existence, puisqu'elle a vu le jour en 1979. J'en suis le président depuis deux ans. Il s'agit d'une association de visiteurs de la maison d'arrêt de Brest.
Combien êtes-vous aujourd'hui?
Nous sommes une vingtaine. Nous avons dans nos rangs un peu plus de femmes que d'hommes. Les retraités sont aussi en nombre mais des personnes toujours en activité, des mères de familles, nous ont aussi rejoints. Par ailleurs, il y a six ou sept visiteurs indépendants qui viennent à la maison d'arrêt mais n'adhèrent pas à notre association.
Comment devient-on visiteur de prison?
Il faut proposer sa candidature au Spip, Service pénitentiaire d'insertion et de probation. Celui-ci examine les motivations du candidat qui doit, bien évidemment, avoir un casier judiciaire vierge.
Il y a beaucoup de candidats?
Hélas, cette année nous avons eu plus de demandes que de postes disponibles. Nous sommes ainsi excédentaires par rapport au nombre de cartes de visiteurs délivrées par l'administration pénitentiaire. Dans l'immédiat, nous ne pouvons donc donner une suite favorable àces candidatures. Nous aimerions que l'administration incite les détenus en détresse à réclamer un visiteur et décide donc d'augmenter le nombre de cartes délivrées.
Quel est votre rôle?
Nous apportons d'abord un soutien moral aux détenus qui le souhaitent en les rencontrant au parloir. En général, on a affaire à des personnes qui sont privées de famille. Nous apportons aussi un soutien matériel et financier aux détenus sans ressources.
Comment se passent les visites?
C'est uniquement à leur demande que les détenus sont mis en contact avec un visiteur. À Brest, nous suivons une quarantaine de personnes. Une fois par semaine, le visiteur se rend à la maison d'arrêt où, pendant une demi-journée, il rencontre deux ou trois détenus.
De quoi est-il question durant ces rencontres?
Nous évitons surtout les leçons de morale, ainsi que toute curiosité malsaine par rapport au passé du détenu. On parle en revanche fréquemment du quotidien de la maison d'arrêt et surtout de réinsertion. D'autres sujets, plus généraux, peuvent aussi être évoqués.
Vous intervenez également en milieu scolaire...
Nous délivrons une information aux jeunes dans le cadre de la prévention de la délinquance. Nous faisons ainsi des conférences dans les écoles pour sensibiliser les élèves aux conduites qui pourraient, un jour, les amener derrière les barreaux.
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