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Brest ville

Une séquestration pour se venger de coups

17 octobre 2009

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Trois frères ont été placés plusieurs heures en garde àvue, suite à une séquestration orchestrée, dimanche, dans le quartier de Saint-Marc. Le trio, qui nie toute implication, a été remis en liberté.

À cette heure, l'affaire garde encore ses zones d'ombre. D'ailleurs, le dossier a été transmis en l'état au parquet, sans qu'une décision judiciaire soit prise. Et les trois frères remis en liberté. De source policière, les incidents survenus jeudi soir, à Pontanézen ? trois engins de chantier incendiés, policiers et pompiers caillassés ? pourraient être liés à ce dossier, l'un au moins des membres de la fratrie résidant dans le secteur.

Réveil brutal

C'est dans le quartier de Recouvrance, rue Bouillon, que tout a débuté. Un jeune de 20ans avait passé une nuit fort alcoolisée, chez une jeune femme. Dimanche matin, ayant toutes les peines du monde à réveiller son hôte, elle a fait appel à deux amis. Mais leur intervention a été mal accueillie par l'invité. Le ton est monté et l'un des amis aurait porté des coups au jeune homme assoupi. Fin du premier épisode. En fin de journée, l'auteur présumé des coups sort de chez lui, à Saint-Marc, et tombe nez à nez avec deux jeunes. Avec l'aide d'autres personnes, tapies dans l'ombre, le duo oblige l'homme à s'engouffrer dans une Twingo qui part vers Pontanézen.

Abandonné en slip

Durant le trajet, les coups pleuvent. Le passage à tabac se poursuivra une fois à Pontanézen. La victime de cette séquestration sera ensuite «libérée» et regagnera son domicile, vêtue d'un simple slip. Le lendemain, le séquestré a déposé plainte, avec un certificat médical attestant de nombreux hématomes. C'est également lundi que le jeune assoupi de la veille a déposé une main courante pour les coups reçus. Les policiers ont vite fait le lien entre les deux affaires et se sont mis en quête du second jeune homme. Se sachant recherché, ce dernier s'est présenté mercredi au commissariat. Placé en garde à vue, il a nié toute implication dans «l'enlèvement».

Rébellion

La Twingo appartenant à l'un des frères du mis en cause, les enquêteurs ont voulu entendre ce dernier, âgé de 28 ans, résidant à Pontanézen. Son interpellation par la Bac, dans les premières heures de jeudi, ne s'est pas bien passée. L'homme s'est rebellé, ainsi qu'un autre frère, 29 ans. Tous deux ont été placés en garde à vue, puis remis en liberté dans la soirée, leur implication dans les faits de dimanche n'ayant pu être prouvée. Le premier comparaîtra en janvier pour cette résistance aux policiers. Il a également fait part de son intention de porter plainte, de son côté, à l'encontre des policiers qui l'auraient blessé lors de l'interpellation.

  • Alain Coquil
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