7 novembre 2009
«Il se reprend en main, c'est l'essentiel». C'est la phrase prononcée par la victime concernant son ex-compagnon, à qui elle est visiblement toujours attachée. L'homme, âgé de 37 ans, est présent à la barre pour violences volontaires ayant entraîné une interruption totale de travail (ITT) de moins de huit jours sur sa concubine. Son casier judiciaire est émailléde nombreuses condamnations, principalement pour violences sous l'empire de l'alcool.
«C'était un ras-le-bol je regrette»
Les faits se sont déroulés le 21septembre. Tout commence par une bagarre entre les chiens du couple. La femme tente de les séparer. Sans succès. L'homme estime alors que sa concubine n'est «bonne à rien». Il saisit un balai et frappe sa compagne. Puis il emmène les chiens dans une autre pièce et les violences continuent. Il assène à la victime des coups de poing. La fille de la compagne, âgée de 17 ans, tente de s'interposer et elle est alors bousculée. C'est elle qui appellera les secours. À la barre, l'homme est calme, il s'explique: «À l'époque, j'étais suivi par un psychologue de Bohars». Il dit regretter son geste, s'excuse et espère que les victimes «n'auront pas de problèmes psychologiques par la suite». La victime vient à son tour à la barre. Elle ne souhaite pas se constituer partie civile, et se dit soulagée de voir que l'homme avec qui elle a partagé sa vie va visiblement mieux et tente de remonter la pente.
«C'est son choix»
Le procureur estime que c'est inquiétant que l'homme soit capable d'entrer dans des excès de violence pour un motif futile. «Avec le prévenu, on est toujours dans cette thématique de violences. On a tout essayé... Le choix de la victime de ne pas entrer dans une logique de revendication ne doit pas lier le tribunal». Pour lui, «le prévenu présente une dangerosité incontrôlable». Il requiert un mois de prison ferme.
Une dernière chance
Pour l'avocate de la défense, «une peine de prison ferme n'est pas adaptée à la situation». Elle rappelle que le souhait de la victime est que le prévenu s'en sorte. «Les difficultés personnelles de mon client remontent à l'enfance et à un problème d'identification lié à une adoption mal dirigée». Elle insiste sur la sincérité des regrets de son client et estime que «la solution du sursis est encore envisageable». Le tribunal la suivra en condamnant l'homme à trois mois avec sursis et mise à l'épreuve en précisant bien que «c'est sa dernière chance».
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