27 octobre 2009
Une nouvelle fois l'alcool au volant. Une nouvelle fois l'accidentavec des blessés. Une nouvelle foisla course-poursuite. Une nouvelle fois les insultesà agents. Maiscette fois-ci, touten même temps,ce week-endà Brest.Pour une fois.
Le week-end était calme, paraît-il. Aussi l'histoire entendue en la comparution immédiate, hier après-midi, peut-elle surprendre. En matière de calme, on a vu mieux. Cet homme de 37 ans a bu toute la nuit de vendredi avec des amis. Ausaut du lit, en début d'après-midi, il reste l'un de ses comparses qui souhaite rentrer à Brest. Qu'à cela ne tienne: il entretient de bonnes relations avec sa voisine. Etmême si elle n'est pas là, il se permet de lui prendre ses clés de voiture pour convoyer son poteau. La voisine portera plainte pour vol... C'est sur la route du retour, vers le parc des expositions de Penfeld, que les choses se gâtent lorsqu'il entre en collision avec une voiture.
Gymkhanaentre ville et champ
Dans le choc, deux jeunes filles sont blessées. Il veut s'«arranger à l'amiable», mais sans constat, «j'avais bu et la voiture n'était pas à moi». Comme elles ne veulent pas, il part à la sauvette en repoussant un homme qui essayait de le retenir. Les jeunes filles appellent la police qui se met en chasse du fourgon. Les forces de l'ordre le repèrent sur la route de Saint-Renan. Mais aux sirènes hurlantes, il répond par une vive accélération et un virage brusquement négocié. La voiture de police, comme dans les films, veut le suivre et finit dans le talus. C'est au tour des gendarmes d'intervenir. Sur une route de campagne, il crève, sort vivement de l'habitacle et prend la fuite à travers champs. «C'était plus simple», bafouille-t-il à la barre en réponse à l'interrogatoire vif de la présidente Frisque. Unefois interpellé, vers 16h30, il trouvera encore le temps de menacer les militaires et de se rebeller un peu. Il n'y a pas de raison. Dégrisé, penaud et tremblant, il tente de jouer à l'oublieux à la barre. Minaude que «c'est l'alcool» absorbé le week-end qui joue au diable dans sa tête. Il s'excuse aussi auprès des deux jeunettes qui exhibent contre leur gré la même minerve bleue autour du cou.
Sursis avec mise à l'épreuve
«La triste dérive de quelqu'un qui a un penchant pour la bouteille», objecte le procureur Léoquet qui qualifie son comportement de «dangereux» et de «lamentable». Le ministère rappelle en outre que la bibine n'est pas et ne sera jamais «une excuse», pour requérir six mois de prison dont la moitié avec sursis et mise à l'épreuve. La vie normale de cet homme, narrée par son conseil, va finir par faire pencher la balance vers un sursis plus important. Stéphane Tréguer, de Landunvez, est condamné à six mois de prison dont cinq avec sursis et mise à l'épreuve. À part ça, le week-end était calme.
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