20 mai 2009
Avec 12% de visiteurs en plus (136.000 passages recensés) par rapport à la saison précédente, l'office de tourisme a connu un bien bel été. Principal responsable, sans surprise, Brest 2008. La fête, à elle seule, a attiré plus de 17.000touristes à l'angle du Quartz. Quant au Tour de France, il aurait eu peu d'impact, à en croire le directeur général, Marc Doria. «Il est vrai que les hôtels étaient tous complets, mais le public, en dehors des Brestois, était essentiellement simplement de passage. Ceci dit, le Tour a été important en terme d'image pour le pays de Brest». Fort heureusement, Michel Druker et la pluie bretonne qui lui colle à la peau ont rapidement laissé la place à un soleil radieux, le jour du départ réel.
La «locomotive» Océanopolis
En dehors de l'événementiel, Océanopolis joue toujours un rôle de «locomotive» pour le tourisme brestois, «grâce à des animations renouvelées, au contraire des simples aquariums qui souffrent beaucoup actuellement», observent de concert Marc Doria et la présidente, Yveline Gourvennec. La présence, de plus en plus prononcée, de l'office brestois dans divers salons professionnels hexagonaux et internationaux commence également à porter ses fruits. On note ainsi une augmentation globale des clientèles étrangères (+27%) avec des pics en juillet et septembre. Les Britanniques restent encore nos meilleurs alliés en la matière, talonnés par les Allemands, les Espagnols et les Italiens. Toujours en matière de promotion, le port de Brest a enregistré 17escales de paquebots de croisière, ce qui représente plus de 17.000 passagers. Dix-huit escales sont à nouveau programmées pour cette année 2009. L'office s'est également beaucoup investi, avec la chambre de commerce et d'industrie notamment et au travers d'opérations de marketing, dans l'accueil des 80.000passagers transportés par les compagnies aériennes à bas coût, Flybe et Ryanair en tête.
Voyages de groupes en baisse
Tout n'est pas rose pour autant. En témoigne l'arrêt soudain des liaisons vers Cork et la baisse notable des visites guidées de groupes : -16,7% par rapport à2007 qui était déjà une année faible. En cause notamment, les travaux du musée de la Marine mais, aussi et surtout, un changement de comportement. «Aujourd'hui, on doit gérer davantage de personnes isolées qui se regroupent, plutôt que des groupes constitués, du style CE», observe le directeur. S'yajoute également la concurrence de plus en plus vive des destinations «soleil». Mais, dans l'ombre, le pays de Brest prépare sa riposte (lireci-dessous).

26 mai 2012 à 06h41