Tour de France. Village people
Le Tour monte en puissance. Hier, les personnalités ont inauguré le village-départ au parc de Penfeld. 10.000 m² réservés exclusivement à l'encadrement d'ASO, aux sponsors et aux journalistes.Le Tour a connu sa première chute. Mardi soir, Paula Fourdeux, l'attachée de presse de la ville et de BMO, s'entraînait dans le peloton des bénévoles, en vue du spectacle de Générik Vapeur. Un rail l'a mis à terre. Bilan : une perte de connaissance et une nuit aux urgences. Aux dernières nouvelles, l'indispensable Paula a retrouvé ses esprits et ne gardera pas de séquelles. Ouf !
Comme elle n'y était pas, on a choisi de lui résumer l'événement numéro un d'hier : l'inauguration du village-départ du Tour. Son patron y était. Il a même coupé un ruban un peu particulier : une splendide laminaire de Molène, juste devant les maquettes des baleines d'Océanopolis, superbement mises en valeur. Derrière la brochette de personnalités, un jeune talent de la Kevrenn a donné l'aubade, à la cornemuse, applaudi chaleureusement. Daniel Gilles, l'un des artisans de la venue du Tour en Bretagne, et Christian Prudhomme ont vanté la qualité de l'accueil brestois. « Bobet, Anquetil, Merckx, Indurain : c'est toujours un géant qui sort des routes bretonnes », s'est enflammé le patron de la Grande Boucle. Tous ont prié pour que les cieux n'ouvrent pas leurs vannes.
Pas de Jean-Yves Le Drian ni de Bernard Hinault, par contre, dans le peloton des suiveurs. Le premier sera là seulement aujourd'hui et le second ne devrait pas tarder non plus.
Dans le ban et l'arrière-ban, un paquet de spécialistes des grands braquets. De Jean-Paul Mellouet, l'homme du Tro Bro Leon, à Pascal Campion, l'un des rares Brestois ancien pro, en passant par Gérard Cabon, l'ancien adjoint aux sports. Tous ont dégusté avec des « oh ! » et des « ah ! » admiratifs le cidre d'Elliant et les framboises de Plougastel (une nouveauté), avant de reprendre leur voiture vers le centre-ville.
Le p'tit sonneur de la Kevrenn n'a eu droit qu'à un moment fugace de reconnaissance. Lourdement chargé, c'est à pied qu'il a dû rentrer à sa base saint-marcoise.Lire également en page 9.