16 mai 2009
«Tellement proches» est un film inspiré de vos propres histoires de famille?
Éric Toledano: «Oui, en partie. Ily a toujours une part de nous-mêmes dans nos films. Par rapport à nos deux premiers films ?Je préfère qu'on reste amis? et ?Nos jours heureux?, on a eu une plus large part d'invention, une parole plus libre, une vision des choses sur des thèmes plus larges qui nous tiennent à coeur. On s'est inspiré de diverses anecdotes pour l'écriture du scénario. On voulait aussi aborder la question de la paternité, ce thème nous préoccupe beaucoup».
Est-ce un hommage aux comédies italiennes, où ça ne cesse de se déchirer et de s'aimer?
Éric Toledano: «Oui, il y avait l'idée que ça bombarde. Les gens vont au cinéma pour vivre une expérience. Notre long-métrage ne peut pas laisser tiède les spectateurs, ni en rire, ni en émotions. Pendant deux heures, ils vivent au coeur d'une famille et entrent dans un véritable ouragan. Il faut savoir se prendre des choses à la figure quand on va au cinéma». Olivier Nakache: «Des films sur la famille, il y en a tellement, mais pas sous la forme d'une comédie. On ne voulait pas le côté dramatique et anxiogène, mais que ça dépote, que ça claque comme une comédie italienne. Avec ce genre de comédie, il y a des aspects sociaux très intéressants. Les Anglais et les Italiens sont forts sur ce genre-là».
Vincent Elbaz, comme dans le «Péril jeune», vous interprétez un homme qui ne veut pas grandir.
Oui, c'est vrai que je joue encore un grand ado. D'ailleurs, mon personnage d'Alain pourrait être le prolongement de Chabert lorsqu'il devient père, se marie, divorce... C'est un homme qui se comporte comme un enfant, qui ne joue pas son rôle de père et du coup ne donne pas de repères à son fils.
La bande-annonce n'est finalement qu'un petit morceau de l'histoire, non?
Éric Toledano: «Effectivement, elle ne grille pas le film. On donne suffisamment, mais pas trop quand même. C'est le risque dans les comédies».
Pratique Sortie le 17juin. Durée: 1h42.

26 mai 2012 à 06h41