1 décembre 2011
L'histoire de la coopération entre Brest et Rimouski a débuté lors de la mission de prospection de la Jeanne-d'Arc en 2010. Fin octobre, une délégation brestoise s'est rendue, de nouveau, à Rimouski. Au fil des rencontres, trois domaines ont été sélectionnés pour leur intérêt scientifique et économique. On y trouve la gestion de l'environnement, via des observatoires pour gérer les ressources naturelles; le transport, avec l'utilisation des connaissances scientifiques sur les courants, par exemple, pour promouvoir des techniques de navigation moins gourmandes en énergie; et, enfin, le domaine des biotechnologies marines, plus particulièrement de la filière algues, grâce à l'Institut universitaire européen de la mer (IUEM) de l'UBO et àla société morbihannaise Olmix, spécialisée dans la chimie verte. Cette entreprise basée à Bréhan recherche des solutions naturelles pour la nutrition et la santé animale et végétale. Elle vient de recevoir le prix de la PME en Chine, décerné par la CCI française en Chine.
Capitale des sciences marines
«Rimouski est la capitale québécoise, voire canadienne, des sciences et technologies marines. Nous yavons passé trois jours et un jour à Québec pour faire le point sur la quinzaine de projets de coopérations initiés», précise Michel Morvan, directeur du Technopôle. Prochaine rencontre quand les Québécois viendront découvrir les Tonnerres de Brest 2012. À titre d'exemple, l'IUEM s'investit dans des études sur les algues marines, dont les biomasses sont très importantes au Québec.
Les algues du Saint-Laurent
«Nous allons apporter notre expérience des algues, appliquée aux macro-algues du Saint-Laurent pour étudier leur valorisation économique, avec le CRBM (Centre de recherche sur les biotechnologies marines), un organisme canadien unique né d'un partenariat public-privé», dit Éric Deslandes, de l'IUEM. Le programme de recherche a été baptisé Nutral'ag. Là aussi, des échanges avec des étudiants en master vont être développés. «L'Ensta propose un master 2 en hydrographie; des étudiants de l'Institut maritime du Québec, futurs officiers de marine marchande, pourraient être intéressés par cette formation. Actuellement, faute de spécialisation en ingénierie sur place, les étudiants vont aux USA, en Grande-Bretagne ou à Terre-Neuve», dit Christian Jochum, de l'Ensta (École nationale supérieure de techniques avancées) Bretagne qui travaille aussi sur des coopérations en robotique sous-marine, hydrographie, acoustique sous-marine ou énergie éolienne avec des homologues québécois. Enfin la plateforme de gestion des risques développée par le Sdis (service départemental d'incendie et de secours) du Finistère a aussi beaucoup intéressé la police et les sapeurs-pompiers de Rimouski.

26 mai 2012 à 06h41