Bruno Maynard. De la glace au... bitume !
Virage à 180º pour le plus ancien
des Albatros !
À bientôt 38 ans, le hockeyeurs brestois Bruno Maynard a repris, cet été ,un club de karting indoor à Kergaradec.
Bien sûr, « l'envie d'être performant et de gagner sont toujours là, ne serait-ce que par rapport à mes jeunes coéquipiers ». Mais après 18 années de professionnalisme et six saisons chez les Albatros, les déplacements en car couchette jusqu'à Boulogne, Dunkerque ou Wasquehal commencent à peser à Bruno Maynard, de même que les trois heures d'entraînement quotidien et la « vie de moine » qu'elles impliquent. « À un moment donné, comme tout le monde, on a envie de passer au saucisson et au pâté ! Tous les ans, je me dis que ça va être la dernière saison, mais cette fois-ci, c'est la bonne : je n'ai pas envie d'être à la ramasse l'année prochaine ».
Commercial dans l'immobilier, l'ancien international de hockey de glace prépare depuis longtemps sa reconversion à Brest, où il réside depuis 2002. Il a ainsi pu faire mûrir sa vocation d'entrepreneur pour se créer un vaste réseau et de solides amitiés, ces dernières années. Parmi celles-ci, Emmanuel Coulon, propriétaire des golfs de Plouarzel et Saint-Renan.
« Avant tout une histoire d'amitié et de plaisir »
Il y a deux ans, les deux comparses découvrent, au cours d'une soirée organisée par le Stade brestois, le kart indoor de Kergaradec. Les deux hommes tombent sous le charme des lieux et, apprenant que le patron décide de passer la main, reprennent l'affaire en juillet dernier. « Au départ, je voulais surtout faire ça pour m'occuper : je n'y connais rien en bagnoles et on ne gagne pas d'argent, c'est avant tout une histoire d'amitié et de plaisir ! ». Une histoire qui n'empêche pas de se prendre au jeu : 14 nouveaux karts, billards et écrans plats pour l'espace entreprise, salon VIP et bar de licence IV. Le personnel est également renouvelé : « On arrive à faire tourner la boutique avec deux employés, contre six auparavant : un commercial pour la réception et le démarchage, et un mécanicien chef de piste ». La femme de Thomas Kaspar, coéquipier de Bruno chez les Albatros, est aussi de la partie, à mi-temps, en tant qu'hôtesse d'accueil.
Refait de la cave au grenier, l'endroit séduit les entreprises (« plus de la moitié de notre clientèle »), qui assurent le spectacle sur le bitume de la piste les lundis et mardis. Mais pas seulement. « On s'est rendu compte que beaucoup de gens viennent juste pour boire un coup ou se retrouver. On va donc faire en sorte d'en faire un bar des sports amélioré ».
Les projets ne manquent pas. Les géomètres sont déjà à pied d'oeuvre sur le terrain adjacent à la salle, où un nouveau bâtiment devrait voir le jour, pour héberger une autre piste. Partenariat aidant, la salle actuelle est, quant à elle, amenée à se transformer en... golf indoor, bien sûr !