29 avril 2009
Le défilé de la Fête du travail, vendredi, à partir de 10h, s'inscrit dans la lignée des journées d'action nationale interprofes-sionnelle des jeudis 29janvier et 19mars derniers. Sept syndicats appellent à la mobilisation. Ce qui n'a rien d'«habituel» pour un 1er-Mai.
De mémoire d'Olivier Le Pichon, secrétaire général de l'union locale CGT, le défilé du 1er-Mai a rarement débouché sur un raz-de-marée dans les rues brestoises. La dernière fois, c'était en 2002, quand la Fête du travail s'était transformée en mouvement contestataire en plein entre-deux-tours de l'élection présidentielle: 13.000 anti-Le Pen ? 20.000 selon les organisateurs ? avaient alors défilé. Cette année, le contexte de la crise économique internationale pourrait amener des milliers de manifestants dans le centre-ville, répondant à l'appel de l'intersyndicale locale, composée de la CFDT, la CFE-CGC, la CFTC, la CGT, la FSU, l'Unsa et l'union Solidaires. Une quasi-unanimité inédite pour un 1er-Mai puisque «d'habitude, ces organisations proposent des modalités d'action différentes», détaille Olivier Le Pichon.
Un «zéro pointé» décerné au gouvernement
Comme la situation des salariés, les revendications n'ont guère évolué par rapport aux deux précédentes journées d'action nationale interprofessionnelle des jeudis 29janvier et 19mars derniers. La mobilisation se pose contre «les entreprises qui licencient» ? Cummins Filtration (Quimper), Jabil (Brest) ou, plus récemment, Livbag (Pont-de-Buis-lès-Quimerc'h) pour ne citer qu'elles ? contre les suppressions de postes dans la fonction publique (Éducation nationale et hôpital en tête), contre le travail le dimanche, qui sera réexaminé par le Parlement d'ici l'été... Car, à ce jour, hormis des «déclarations de principe sur le capitalisme moral», les syndicats ne voient rien venir de la part de l'État. Et décernent un «zéro pointé» à un gouvernement «spectateur». Vendredi, Nicolas Sarkozy et François Fillon jetteront forcément un oeil sur la rue.
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