26 mars 2011
Sélectionner des laboratoires d'excellence et les doter de moyens significatifs pour qu'ils aient une visibilité internationale et qu'ils puissent rivaliser avec leurs homologues étrangers:tel était l'objectif affiché de l'État. En toile de fond:une volonté d'endiguer l'évasion des scientifiques à forts potentiels vers des contrées lointaines où on ne lésine pas sur les moyens et les inciter à mettre en place, en France, leurs projets pédagogiques innovants. Le gouvernement a ainsi lancé un appel à projets compétitif dans le cadre du grand emprunt. À la clé: un gâteau de deux milliards d'euros à partager. 320 dossiers de candidature ont été étudiés par un jury international. Centont été retenus et dévoilés, hier, par le Premier ministre.
35 ans d'expérience et une ambition mondiale
Parmi les premiers au classement: le laboratoire d'excellence brestois, présenté par l'UBO et l'IUEM (Institut universitaire européen de la mer), et monté en partenariat avec le CNRS, l'IRD et Ifremer. «C'est une fierté pour le président d'université que je suis. Mais c'est surtout une reconnaissance pour ce qui est construit ici depuis 35ansautour des sciences de la mer et des grands enjeux d'avenir», s'est réjoui Pascal Olivard. «Et ce n'est pas l'aboutissement de quelque chose, ce n'est qu'un début. Notre ambition est claire:faire de Brest, la première place mondiale en matière de sciences de la mer».
14MEUR de subventions
En attendant, il s'agit d'un véritable coup d'accélérateur pour les chercheurs de ce LabEx. Une enveloppe de quelque 14millions d'euros devrait, en effet, leur être attribuée. Le noyau dur de ce laboratoire est aujourd'hui constitué de 170 personnes. Mais pour le président de l'UBO, «ça ne fait aucun doute qu'une dynamique va se mettre en place et de nouvelles synergies vont être créées. Cet argent va être utilisé en matière grise et en moyens humains. Ce laboratoire est une tête de proue qui va attirer du monde à Brest et, indirectement, générer des emplois».
Un travail de visionnaires
Baptisé «A changing ocean» (L'océan dans le changement), le programme de ce laboratoire d'excellence a pour ambition de modifier de manière significative les relations de l'homme et de l'océan. «Nous avons la chance, à Brest, d'avoir des visionnaires qui ont toujours abordé l'océan dans son entier», souligne Pascal Olivard. De la capacité de l'océan à réguler le climat aux molécules pouvant piéger le carbone en passant par l'utilisation durable des espaces côtiers... Les futures recherches s'articuleront autour de sept axes.

26 mai 2012 à 06h41