22 mai 2009
Depuis un an, àl'UFR sciences, sont accueillis des lycéens qui viennent en stage pour travailler comme des chercheurs, pendant trois jours.
L'Institut de recherche sur l'enseignement des mathématiques (Irem), à l'UFR sciences, a mis en place, depuis un an, le dispositif «Hippocampe». Il s'agit de stages d'initiation à la recherche, destinés principalement aux classes de première du Finistère. Reprenant le concept initié par l'association Hippocampe ? fondée en 2004 par des chercheurs de l'Institut national de la santé et de la recherche médicale de Marseille?, l'Irem accueille des lycéens. Ceux-ci réfléchissent sur des problèmes scientifiques qui peuvent être issus de questions liées à la physique, à la chimie, aux maths, à la biologie...
«Un vrai travail de recherche»
Encadrés par des étudiants en thèse, ils posent des questions et élaborent des hypothèses, puis ils expérimentent, discutent, débattent, comme le font les chercheurs dans leur travail. «On voulait démontrer que les lycéens peuvent se servir de leurs connaissances pour faire un vrai travail de recherche, explique Frédérique Plantevin, directrice de l'institut. L'université devrait être plus ouverte, pas au sens de l'accueil ou de l'orientation, mais à ce genre de choses. Ça fait partie de nos missions d'élaborer ce type d'événements. On fait ce que l'on sait faire, c'est-à-dire, pour moi, faire découvrir les sciences. Au final, tout le monde ytrouve son compte!».
Après la théorie la pratique
Cette semaine, l'Irem organise son troisième stage en chimie ?après deux stages en mathématiques avec des classes de premières S de Kérichen et d'Amiral-Ronarc'h?, avec une classe de seconde du lycée Vauban. Cette classe de 29élèves, option physique-chimie laboratoire, travaillera pendant trois jours sur les substances naturelles et présentera, à l'issue de ses travaux, ses découvertes aux chercheurs du laboratoire de chimie. «Ça les change de leur environnement habituel, explique Gaëlle Schollhammer, leur professeur de chimie. Les élèves peuvent ainsi se révéler. De plus, ça donne du concret à la matière. Ça permet également aux non-scientifiques de développer un goût pour les sciences, de ne pas avoir une image négative en sortant du lycée».
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