30 janvier 2012
Depuis trois ans, Fanny Russaouen, installée à Guilers, propose des ateliers «cosmétiques faits maison» dans toute la région. De sa passion pour la fabrication de produits de beauté maison, elle a fait une activité associative qui occupe bien son congé parental, au point qu'elle nesonge plus à reprendre sa profession d'origine dans le secteur bancaire. «Au tout début, j'ai galéré, j'ai testé beaucoup de choses. Les résultats n'étaient pas toujours au rendez-vous et faisaient appel à des produits peu accessibles. Et puis, au fur et à mesure, j'ai mis au point mes recettes en privilégiant des ingrédients faciles à trouver et réutilisables dans d'autres recettes et pour d'autres usages. Les huiles essentielles peuvent être utilisées en cuisine, en cosmétique mais aussi en produit ménager et pour le bien-être», souligne Fanny Russaouen qui a créé «Made in home» (courriel, fanny.madeinhome@yahoo.fr). Les ateliers qu'elle propose durent trois heures, coûtent 35 EUR, dont 5EUR d'adhésion à l'association, et chaque personne repart avec trois produits confectionnés à partir des 15recettes données lors de l'atelier. «J'ai fait aussi une formation d'aromathérapie, j'anime des ateliers sur ce thème, mais aussi sur la cuisine aux huiles essentielles. Côté cosmétique, le sérum anti-âge et la crème anticellulite ont beaucoup de succès».
Au milieu du salon, une construction en ossature bois avait été montée par Yves Le Texier, de «Boit'à Bois», de Ploeren (56), et Cyrille Donnart. Cette démo habitat détaillait la technique de coffrage permettant de couler un mélange de chanvre, de chaux et d'eau pour constituer, après trois mois de séchage, un isolant très dur et efficace. «Le chanvre-chaux a un intérêt très important dans notre région, il est capable d'absorber l'humidité, la température ressentie dans la maison est bien plus agréable. Pour une maison de 120m², il faut compter dix jours à deux pour réaliser le coffrage. Mais il faut faire attention à la météo lorsque l'on fait son mélange et bien laisser sécher. S'il fait moins de 5º, il est préférable d'attendre des températures plus élevées. Des maisons réalisées grâce à cette technique ont besoin de très peu de chauffage et on fait participer les clients à la construction, c'est important».
Une cabane dans un arbre
Côté alimentation, l'Association végétarienne de France proposait un atelier cuisine pour battre en brèche l'idée que le tofu est fade et sans saveur. Parmi les vins exposés, le domaine de Cassagnole, dans le Languedoc, à Assas (34), au pied du pic Saint-Loup, du vigneron Christophe Sabatier. «Ne pas traiter la vigne avec des produits phytosanitaires demande beaucoup plus de travail de désherbage notamment. C'est plus facile au sud, où l'on amoins de maladies dues à l'humidité. On cultive aussi en biodynamique une parcelle de vieilles vignes, comme le faisaient les anciens, entenant compte de la lune et du soleil, et cela donne des vins très expressifs», explique Thierry François qui présentait le domaine de Cassagnole. Le tourisme était aussi représenté avec les originales cabanes de Kermenguy, installées dans les arbres du parc du château du même nom, à Cléder (29), ou des voyages en Finlande comprenant une nuit en igloo.
27 mai 2012 à 08h31 - 6 réaction(s)

27 mai 2012

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