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Région Bretagne. La crise ou comment en sortir

28 septembre 2009

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Comment sortir de la crise par le haut. Thème des Assises du Territoire qui se sont tenues samedi à Brest, en présence d'élus et d'acteurs économiques et associatifs. Des solutions existent, assure le président de région.

«À mon avis, le plus haut de la crise est encore à venir». Déclaration de l'invité d'honneur de ces Assises régionales du Territoire, Claudio Martini, président de la région Toscane (Italie) et de la Conférence des régions périphériques maritimes. Qui estime par ailleurs que «nos économies ne retrouveront pas leur niveau de 2007-2008, c'est-à-dire d'avant la crise, avant au minimum 2013, 2014, voire 2015! Difficile de direquelles entreprises y résisteront...». Noires perspectives qui n'empêchent pas les régions en Europe de vouloir jouer un rôle d'acteurs économiques sur leur territoire.

«Seules les régions peuvent vérifier»

L'hôte transalpin du rendez-vous de samedi à Penfeld estime, en effet, que «si les gouvernements agissent en donnant de l'argent aux banques, personne ne vérifie réellement si cet argent est effectivement reversé aux entreprises sur les territoires. Seules les régions peuvent jouer ce rôle». L'objectif de ces assises qui se tenaient pour la première fois à Brest était de comparer les expériences menées à travers différents territoires européens pour sortir de la crise afin de les faire mieux connaître à l'échelon européen. La Bretagne, la Toscane et Provence-Alpes-Côte d'Azur en appellent ainsi à un «pacte territorial européen» qui leur permettrait de participer pleinement aux efforts de relance entrepris au niveau de l'Union européenne et de ses États membres.

La «glaz economy»

Ainsi, si la Toscane mise sur les «amortisseurs sociaux», selon Claudio Armani, la Bretagne, explique le président du conseil régional Jean-Yves Le Drian, mise ainsi sur la «glaz economy», c'est-à-dire les économies verte et bleue (le mot «glaz» en breton correspondant aux deux couleurs). Il n'oublie pas pour autant de rappeler que la Bretagne peut aussi s'appuyer sur six leviers fondamentaux: les nouvelles technologies de l'information et de la communication, la mer, l'agriculture et l'agro-alimentaire, l'automobile, le bâtiment et le tourisme.

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