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Brest ville

Réforme. L'apaisant message des amiraux

19 septembre 2009

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Le patron des forces de surface françaises était àBrest, hier, pourdélivrer un«message desérénité» ences temps deréformes etd'importantes réductions depersonnel.

Un amiral doit aussi savoir endosser le sombre costume des réductions d'effectifs. Au lieu d'attendre la période des voeux, le vice-amiral d'escadre Bertrand Aubriot a préféré venir de Toulon à l'issue des congés estivaux. Après l'été, les bateaux ont retrouvé leurs effectifs, parfois renouvelés jusqu'à 30%. C'est le moment de venir regonfler le moral des troupes pour l'amiral quatre étoiles. «Sérénité» face aux 850 marins dont le contrat ne sera pas renouvelé cette année, dans la vague de suppressions de 6.000 personnels militaires d'ici 2015, dont 1.200civils. «Le processus s'effectue progressivement, en douceur. Les personnes concernées sont prévenues et accompagnées un an à l'avance, contre les six mois réglementaires. De 4,5% de contrats non reconduits, nous sommes simplement passés à 7 à 8%». «Ilnefaut pas oublier qu'entre 50 et 70% des marins militaires sont engagés sous contrat et qu'ils ont signé en toute connaissance de cause».

1.000 marins de plus à Toulon

Sérénitéaffichée également face aux matériels et marchés d'entretiens passés avec le partenaire industriel historique et d'autres sociétés civiles. «La France préserve sa flotte de haute de mer», résume l'amiral de la force d'action navale qui regroupeaujourd'hui 108 bâtiments, 43à Brest (91.195t pour 5.000marins) et 36 à Toulon (233.106t pour 6.000 marins). D'ailleurs, la baisse du prix du carburant soulage la Marine quiavait dû restreindre l'activité de ses navires à la fin de l'année 2008. L'hémorragie brestoise (la diminution du nombre de personnels et de navires) devrait se stabiliser dans les années à venir, avec l'arrivée des deux premières frégates multimissions (entre2012 et2014 pour remplacer les Tourville et De Grasse retirés en2011 et2012). L'«assurance tout risque» de la présence militaire à Brest? Les sous-marins nucléaires bien sûr! Ultime raison d'être de la Royale à Brest.

Jeanne-d'Arc et grand voilier-école

Courant 2010, la Jeanne-d'Arc fera ses adieux au terme d'une campagne compulsant ses plus belles escales Atlantique. Maigre consolation s'il en est, le BPC toulonnais remplaçant et sa conserve partiront et arriveront, pour le symbole, à Brest. Et ce grand voilier-école qui pourrait redonner de l'air et de l'aura à une Marine comprimée de toutes parts? «Le sujet ne fait, pour le moment, l'objet d'aucun dossier ouvert. Un voilier de ce genre ne suffirait pas à finaliser la formation des officiers qui auront toujours besoin de se frotter, en situation, aux différents systèmes de combat» appuyait, hier après-midi, à bord de la frégate Tourville, le vice-amiral Jean-Pierre Labonne. l

  • Stéphane Jézéque
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