7 mai 2009
Décidément, le vélo mène à tout à condition d'en sortir: qui aurait pu se douter que le coureur professionnel Emil Svanängen, inconnu des classiques, serait un jour Loney Dear dont les titres sont en passe de le devenir, classiques? Tel est pourtant le destin de ce multi-instrumentiste hors pair, mélodiste génial et arrangeur solaire qui vient d'accoucher d'un pur bijou pop appelé «Dear John», sorti il y a quelques semaines. Il illuminera la scène du Vauban le 3juin prochain.
Salué par le public et la critique
Mêlé à la grande déferlante scandinave pop-folk qui accouche semaine après semaine de groupes aussi inventifs que précurseurs (I am from Barcelona, 22Pistepirkkö ou The Lions Hearts brothers), Loney Dear est encore peu connu par ces contrées. Avare en communication et promos diverses, son succès va crescendo à mesure que le bouche-à-oreille se répand derrière lui et ses cinq albums, tous aussi bons les uns que les autres. En 2007, de nombreux magazines spécialisés avaient d'ailleurs classé son précédent opus, «Loney noir», comme l'un des cinq meilleurs disques de l'année. À raison: l'enchaînement des chansons, acides ou sucrées, formidablement mélancoliques et absolument poignantes, est une pépite qu'il convient d'écouter sans modération.
Enregistrements seul ou presque
Enregistrant ses disques seul ou presque, dans un minuscule home-studio de Stockholm ou dans le confort d'une maison familiale de province suédoise, Loney Dear réussit à chaque fois un véritable tour de force mélodique à ne pas bouder. Sur scène, toutefois, ce «songwriter» débarqué d'ailleurs, d'une autre planète plus chaude et plus joyeusement triste aussi, sait s'entourer de musiciens qui l'accompagneront lors de sa soirée brestoise. Au risque de se répéter, il serait dommage de ne pas profiter de l'aubaine. Pratique Loney Dear, le 3juin au Vauban, à 20h30. Tarif: 17EUR (12EUR abonnés Mémo). Réservations chez Dialogues Musiques.

26 mai 2012 à 06h41