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PS. Benoît Hamon de retour aux sources
Candidat au poste de premier secrétaire du PS, Benoît Hamon est venu, hier soir, à la rencontre des militants brestois. Une visite marathon pour ce quadragénaire originaire de Saint-Renan, à 24 heures du vote. Pourquoi cette visite à Brest aujourd'hui ? Parce que j'ai été beaucoup sollicité et que je n'ai pas encore eu le temps de venir. Je devais cette politesse aux militants brestois. C'est ici que j'ai pris ma carte au Parti socialiste en 1987, après les manifs Devaquet. Vous avez un message particulier à leur délivrer ? Non, c'est une visite en toute intimité, décidée à la dernière minute, mardi soir. On n'est pas au Zénith ! Vous venez de rencontrer le maire de Brest, François Cuillandre, qui qualifie le congrès de Reims de véritable comédie. Qu'en pensez-vous ? Je pense que c'est une comédie dangereuse. J'en suis un des acteurs et je suis conscient d'en prendre une part de responsabilité. Mais contrairement aux autres, j'ai toujours affiché de la clarté dans ma candidature que je n'ai pas décidée à la dernière minute. J'ai essayé d'être le moins ambigu possible. Je n'ai pas fait une campagne d'empêchement, une campagne contre les autres. J'ai essayé de construire et de présenter une politique cohérente. Il a également annoncé qu'il voterait blanc. Votre réaction ? Je le comprends. C'est un vote respectable même si, bien sûr, j'aurais préféré qu'il vote pour moi. S'il y a un second tour, vendredi, vers qui jetterez vous des ponts et de quelle manière ? (Sourire agacé). Ça fait dix fois qu'on me pose la question aujourd'hui. Au premier tour, j'ai été crédité de 10 % et j'en ai fait 20. Cette fois, je suis crédité de 20 %, alors j'espère bien en faire 40... Vous poserez vendredi la question à mes deux concurrentes. Pensez-vous que la campagne serait aussi dure et comment vous sentez-vous ? Je suis fatigué mais moralement, ça va. Je me sens un peu préservé des coups que se jettent, entre elles, Ségolène Royal et Martine Aubry... Cette dernière semaine est quand même raide. Y aura-t-il scission au PS samedi matin ? Je ne crois pas. Mais il ne faudra pas qu'il y ait des esprits de revanche. On attaquera sinon une période de long déclin. Pour éviter ça, il faut vraiment que les militants se mobilisent et qu'ils aillent voter. Et qu'ils votent pour le changement et pas pour une écurie présidentielle.



Benoît Hamon était dans la cité du Ponant, hier soir : « Je devais cette politesse aux militants brestois ».
Sources
Le Télégramme
20/11/2008
Rubrique: Politique
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