31 octobre 2009
En écho aux débrayages des salariésdu Pôle Emploi, une trentainede personnesont occupé, hier matin, les locaux de l'agence Iroise, près de Carrefour.
Composé de demandeurs d'emplois mais aussi de travailleurs précaires et de quelques étudiants, un groupe est venu, hier, à partir de 9h30, à l'agence Iroise du Pôle Emploi (issu de la fusion entre l'ANPE et les Assedic), dénoncer le fonctionnement du service aujourd'hui réorganisé. Retards de courrier, difficultés pour joindre un conseiller, pour obtenir des réponses dans des situations précises, pression accrue par le biais des rendez-vous et des radiations, numéro de téléphone 3949 payant, plus grand nombre de dossiers suivis par les conseillers... Ces usagers viennent gonfler le mouvement de contestation des salariés du Pôle Emploi, eux-mêmes demandant davantage de moyens et de disponibilité pour satisfaire au mieux les demandeurs d'emploi.
«Briser l'isolement»
«Nous sommes aussi là pour briser l'isolement qui nous caractériseet que cette nouvelle organisation favorise», argumentait une jeune femme participant à cette occupation. Distribution de café, de thé, de viennoiserie, pour plus de proximité, au coeur d'un service, àleurs yeux, de plus en plus déshumanisé. «Les conseillers de l'agence sont ravis de nous voir là, constatait un jeune homme. Nous avons le même objectif, nos préoccupations s'entrecroisent». Une convergence d'intérêts réfutée par le directeur départemental présent sur le site, Alain Madec. «La fusion occasionne certaines difficultés mais on ne peut pas dire aujourd'hui que le service assuré dans les Pôles Emploi est mauvais. Il y a sûrement des couacs ici et là, mais c'est faux de dire que plus rien ne fonctionne depuis la fusion». Quant à l'écho à la mobilisation des salariés du Pôle Emploi, le directeur se refuse d'effectuer le parallèle.
«Aucun lien» selon la direction
«Il n'y a pas de lien entre ce genre de mobilisation et les revendications avancées par les employés du Pôle Emploi». «Il n'y a pas plus de retard, pas plus de charge de travail pour les conseillers, pas plus de rendez-vous ni de pression sur les demandeurs depuis la fusion». Comment expliquer l'apparente convergence de revendications entre ces usagers et les conseillers régulièrement en grève depuis dix mois? Pourquoi parlent-ils aujourd'hui d'une même voix, en avançant les mêmes dysfonctionnements, le même malaise? «Je ne vous répondrai pas sur le terrain de la gestion de la ressource humaine à Pôle Emploi. Les revendications des usagers et celles des conseillers sont deux choses distinctes», persiste Alain Madec.
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