22 septembre 2009
À 15 ans, MatJacob prenait ses premiers clichés à mobylette enparcourant laBretagne. Autodidacte, ilestdevenu unphotographe reconnu. Aujourd'hui, ilfaitdécouvrir l'univers scolaire.
Le Centre atlantique de la photo (Cap) et la librairie Dialogues invitent, ce soir, le photographe Mat Jacob à présenter une série d'images sur «Lesmondes de l'école».
Comment est née cette initiative?
Mat Jacob : La revue «Profs» proposait de participer à un documentaire photo, quelque part, sur un prof. J'ai tenté l'expérience en 1994, sur l'île de Molène. Lorsque j'ai rencontré Olivier dans le collectif «Tendance Floue», on a décidé d'exploiter ce thème. Ce travail documentaire a abouti, en 2001, à la publication d'un ouvrage qui recense les 1.500clichés pris en six années.
C'était une revanche de revenir à l'école, mais derrière l'objectif...
Je garde un bon souvenir de mon adolescence, même si ça s'est déroulé de manière douloureuse. Je suis un autodidacte complet. Je n'ai pas eu le bac. Cette expérience est en quelque sorte un état des lieux personnel, vécu par deux cancres (sourires).
L'école est-elle pareille partout sur la planète?
Il y a, en effet, quelque chose d'universel visuellement, qu'on soit au fin fond de la jungle ou ailleurs. Il y a toujours ce tableau noir, où d'ailleurs on en apprend beaucoup sur le pays. Ou le comportement des enfants qui font les guignols devant l'objectif. Àtravers l'école, on peut décrire un système, sur, notamment, les questions de religion et d'économie. On a découvert tout cela au fur et à mesure de nos voyages.
Qu'y avez-vous trouvé?
C'est un espace où l'on passe de la joie à la tristesse, où le futur adulte se construit. On y voit tellement d'expressions corporelles. J'y ai saisi des instants de tendresse, d'amour et de cancre. Entre quatre murs ou sur le chemin de l'école, il se passe toujours beaucoup de choses.
Quel a été le souvenir leplus difficile?
En France... Au niveau administratif, ça a été compliqué. Ma préférence reste pour Cuba, où ilexiste une chaleur et une sensualité atypiques. Pratique Ce soir, au café de la librairie Dialogues, à 18h. Gratuit. La présentation des images par le photographe sera suivie d'une discussion sur le thème de l'école, animée par Guy Bourreau etFrançois-Nicolas L'Hardy.
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