16 octobre 2009
«Quand on parle de la chimie, il y a pas mal d'idées préconçues», introduit unprofesseur. LesOlympiades nationales de la chimie permettent, au travers d'un concours ludique, de valoriser l'image de ce métier auprès desjeunes.
«Les Olympiades nationales de la chimie» (ONC) passent assez inaperçues parmi le brassage de concours qui existe. Pourtant, cette compétition à vocation éducative, à destination d'élèves de premières et de terminales S et STL (sciences et technologies de laboratoire), existe depuis 25ans. Elle se déroule en deux temps: une épreuve au niveau régional et une autre au niveau national. Le concours régional désigne le candidat qui représentera la Bretagne au concours national, à Paris, en avril2010.
À Brest, elles ont vu le jour en 1993 sous la houlette, notamment, de Joël Auger, ancien professeur du lycée naval.
Une mauvaise réputation et pourtant...
«Cette initiative a pour vocation de promouvoir la chimie auprès d'un jeune public et d'enlever les idées préconçues, explique l'homme. La chimie fait peur. Elle a, en effet, une mauvaise réputation. On parle d'accidents, mais on oublie qu'elle sauve avant tout des vies!». Si les Olympiades veulent faire naître l'envie et la curiosité des sciences chez les futurs étudiants, au-delà des programmes classiques, elles «permettent également d'effectuer un premier contact avec l'université». Il y a deux ans, quatre lycéens brestois ont été primés aux sélections régionales en terminant dans les dix premiers. Cette année, les petits scientifiques ont répondu présents en nombre à cette manifestation.
De futurs chimistes?
La vingtaine d'élèves volontaires des lycées brestois suivra ce marathon scientifique par l'approche expérimentale, à l'UFR de sciences de l'UBO. La meilleure des manières pour «acquérir des connaissances». Cette année, le thème retenu est «Chimie et agro-ressources». Au programme: synthétiser un polymère à partir de rafles de maïs, produire du biodiesel à partir d'huile de colza... «Si je participe, c'est parce que j'adore la chimie, explique une lycéenne. Personne ne m'a contrainte à y participer. Je le fais par plaisir. Plus tard, j'aimerais en faire mon métier». Actuellement, il existe des opportunités d'emploi et de carrière. Ily a de la place pour tout le monde. «La chimie est une filière qui n'est pas bouchée, précise Paul-Alain Jaffrès, professeur de chimie à l'UBO. Il y a des recrutements dans la région. En Bretagne, la chimie analytique a de réels débouchés».
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