Réserve de Béniguet. Un espace de suivi de la nature
Jeudi dernier se tenait, dans les locaux du parc marin, au Conquet, la réunion annuelle de restitution de l'Office national de la chasse et de la faune sauvage, qui gère la réserve de Béniguet. Auparavant basé dans les bureaux de Belz (56), ce rendez-vous se tiendra, désormais, au Conquet, pour d'évidentes raisons pratiques. En effet, cette réunion est, pour l'ONCFS, l'occasion de faire le point avec l'ensemble de ses partenaires institutionnels que sont Océanopolis, les universités de Brest et La Rochelle ou encore le parc marin.
Un déclin préoccupant
Côté universitaires, Béniguet constitue une sorte de laboratoire de terrain, non pas pour mener des expériences, mais pour le suivi de la nature, loin des paramètres humains, parasitaires.
Depuis 1992, l'objectif de l'ONCFS est, en effet, la préservation du milieu naturel de l'îlot. D'où la stricte réglementation et le maintien, plus que jamais, des visites guidées, afin de limiter au maximum l'intervention humaine. Cependant, au-delà des questions de « parasitage », certains facteurs restent communs à l'ensemble de l'archipel. Ainsi a-t-on observé une baisse notoire de la ressource en poisson fourrage (type lançon).
C'est une des explications possibles au déclin majeur de la population des goélands en milieu marin, trois espèces confondues - objet d'une inquiétude généralisée au niveau européen.
Le cormoran serait, lui, moins touché par cette baisse de ressource alimentaire, ses méthodes de pêche, et donc ses proies, n'étant pas les mêmes.
Modifications durables
Autres espèces observées : les sternes naines et pierregarins, ainsi que les traquets-motteux. Sans oublier le suivi du milieu et la constatation de modifications sans doute appelées à durer avec l'élévation du niveau des eaux. Un exemple : après la tempête de mars, de monumentales entrées d'eau ont causé une forte érosion dans certaines zones et entraîné le déplacement de masses de sables, causant ainsi des modifications dans la végétation.