Pommes de terre. Un léger tassement à l'exportation
C'est avec presque 15 jours de retard que la saison d'exportation des pommes de terre a débuté, jeudi, au port de Brest, avec l'arrivée d'une grosse unité, le Baltic-Forward. Un retard dû en grande partie aux mauvaises conditions météo de l'été dernier. Après une bonne campagne l'an dernier, celle-ci s'annonce un peu plus difficile selon différents facteurs, surtout sur les marchés du Maghreb. Ces derniers ont beaucoup importé l'année passée et, avec la crise mondiale, les acheteurs sont plus frileux. Le financement par crédits documentaires pourraient pénaliser le marché, d'autant que le taux d'affrètement des navires a lui monté d'environ 10 % avec peu de navires frigorifiques disponibles.
Jusqu'au début 2009
Cette campagne, qui devrait s'achever fin décembre-début janvier, verra les tubercules partir vers Cuba, Israël, la Tunisie, l'Algérie et peut-être aussi un bateau pour la Lybie. Le premier cargo, actuellement chargé par les dockers de la société ADS, pour le compte des deux exportateurs, livrera environ 3.500 tonnes en Tunisie. La production de la variété Spunta a été réduite au profit de l'Atlas, de la Pamela et de la Rosanna. Douze à 15.000 tonnes partiront par conteneurs à partir du Havre essentiellement, Germicopa exportant environ 5.000 tonnes à partir du port néerlandais de Beverwijk.
Au départ de Brest, qui regroupe les productions du Nord-Finistère et du bassin de Pontivy, on devrait voir une dizaine de cargos charger.
Gopex : situation tendue
La Gopex, deuxième exportateur français derrière Germicopa, reste leader mondial dans certains pays comme la Tunisie, la Jordanie ou le Koweit. Dans d'autres, la conjoncture n'est pas aussi favorable. Toutefois, avec une trentaine de pays clients, le marché s'équilibre, les uns compensant les baisses d'achat des autres. Pourtant, avec 15 % de volumes en moins et des prix inférieurs de 15 %, un fret maritime plus cher, la situation s'annonce plus tendue.
Avec des clients autour du bassin méditerranéen ainsi qu'en Afrique noire, la Gopex devrait quand même tirer son épingle du jeu dans un contexte mondial qui a vu, pour des raisons économiques dans les pays acheteurs, la demande baisser de 50.000 tonnes.