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Mission Jeanne d'Arc. Départ de Toulon au lieu de Brest

29 décembre 2011 - 1 réactions

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Le calendrier et la logique comptable ont gagné. La prochaine mission Jeanne d'Arc ne partira pas de Brest, le 5 mars, mais de Toulon. [Vidéos]

Le premier départ de la Jeanne avait eu lieu il y a pile 100 ans, de Brest, en face de l'Ecole Navale enracinée à Lanvéoc-Poulmic, en presqu'île de Crozon.
Le précédent chef d'état-major de la Marine, Pierre-François Forissier, avait pourtant crié haut et fort que la Marine s'efforcerait de faire partir les officiers-élèves de Brest, alors que leur principal navire d'application était devenu toulonnais depuis le retrait du porte-hélicoptères, en 2010.
Sans surprise, la Marine est revenue à davantage de pragmatisme en faisant descendre la frégate brestoise Georges-Leygues jusqu'à Toulon, sans faire remonter à Brest le Bâtiment de projection et de commandement (BPC).

Timing serré sur le Dixmude
Le BPC Dixmude embarquera donc les élèves-officiers à Toulon. C'est aussi le calendrier de livraison du troisième et tout nouveau BPC qui dicte ce choix avec un programme d'essais à la mer et de qualification des équipages des plus chargés au départ de Toulon.
Le navire qui assurera cette nouvelle campagne d'application ne sera d'ailleurs admis au service actif qu'à l'issue de cette mission Jeanne d'Arc. Il s'agira d'une première, rendue possible à la condition de disposer d'un équipage qualifié sur ce navire.

Retour programmé à Brest
La mission servira également à effectuer la batterie de tests en eaux chaudes, en eaux resserrées, en manoeuvres de port... et permettra également de valider le passage obligé de «traversée longue durée» qui mènera les officiers-élèves dans l'océan Indien puis dans l'océan Atlantique, en passant par le Cap et en remontant le long des côtes de l'Afrique de l'Ouest.
La fin de la mission est programmée fin juillet, les deux navires étant attendus à Brest pour clôturer, ensemble, la mission.

  • Stéphane Jézéquel
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1 réaction

  • capelanbrest
    Eh oui...la tradition fout le camp...
    diront certains ! Avant c 'était mieux. Nos parents disent cela nos grands parents et nos arrières grands parents le disaient également en leur temps.... La Jeanne se fut une époque ... La marine à Brest en fut une également, comme le furent de trés grosses entreprises dans certaines villes avant leur départ vers d'autres cieux ou leur agonie(je pense à Renault Billancourt, à la sidérurgie lorraine ou aux mines de charbons du nord) qui employaient bien plus de gens que notre Marine et ses sous traitants arsenaux compris à Brest.... La seule chose que je regrette dans cette affaire, c'est que le pays brestois n'ai pas pris la mesure de ce lent déclin dés son début, qui globalement coïncida avec le départ des portes avions vers la méditerranée en 1974/76 et de la flotte d'accompagnement. Bon an mal an, alors que l'on était encore à une époque ou l'économie n'était pas atone et mondialisée comme aujourd'hui, les autorités les politiques, les entrepreneurs, n'ont pas eu l'audace d'investir d'innover dans d'autres secteurs, d'autres activités....En 1980 lorsque je me suis installé à Brest le rêve de beaucoup était encore de rentrer à l'arsenal, à la Cub, dans la Marine, voir à l'hôpital....ou à la Thomson comme on disait...! C'était sans penser que l'Etat ne faisait que commencer son lent désinvestissement....dont on mesure aujourd'hui les conséquences... Résultat à Brest, on vit encore pour certains dans les images d'un passé révolu...faute d'une économie locale ayant su rebondir, innover créer des emplois faire venir des investisseurs etc.... Aprés bien des atermoiements la Marine à accéléré le rythme de ses délocalisations, compression de personnel, sous traitances des services etc etc etc...au profit du strict minimum censément vital pour ses activités. Alors au fond... hormis la nostalgie, départ ou arrivée du groupe Jeanne d'Arc à Brest ou à Toulon tantôt chez l'un tantôt chez l'autre, est ce que cela revêt une importance vitale et stratégique pour la cité du Ponant ? Je ne pense pas car pour la jeune génération on va dire moins de 40 ans...c'est le cadet de leur soucis. Ils ont compris que leur avenir était pour la plupart or le monde de la marine des arsenaux....voir or de la cité brestoise et de sa périphérie tout simplement...vers d'autres contrées plus porteuses d'avenir.
    Ajouté le 31 décembre 2011 à 01h15

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