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Microcrédit. «80.000 prêts en 20 ans en France»

29 octobre 2009

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Maria Nowak, créatrice de l'Adie (Association pour ledroit à l'initiative économique) était hier, à Brest, pourrencontrer sonfinanceur enBretagne etl'équipe locale del'association.

Créer son entreprise lorsque l'on est Rmiste ou chômeur est possible, grâce aux microcrédits de l'Association pour le droit à l'initiative économique (Adie).

Exclus du système bancaire

«Depuis la création de l'Adie, il y a 20 ans, 80.000 prêts en France ont été accordés et la croissance est de 25 à 30% paran, ces dernières années», précise Maria Nowak, qui était reçue, hier, au Crédit Mutuel Arkéa au Relecq-Kerhuon, qui fut la première banque partenaire de l'Adie pour la France, en 1996. «Aujourd'hui, tous les groupes bancaires sont nos partenaires, sauf la Caisse d'Épargne. EnBretagne notre unique refinanceur est le CMB». Depuis la convention de 2004, le Crédit Mutuel Arkéa a octroyé à l'Adie une ligne de 6,46MEUR pour l'accord de 2.582 microcrédits. Ces prêts sont destinés à des personnes exclues du système bancaire classique. Le montant moyen d'un prêt est de 2.800EUR, et au maximum de 6.000 EUR, mais un plan de financement peut atteindre 10.000EUR. «Nous sommes restés sur les mêmes volumes pour viser le même public». La pérennité de ces petites entreprises ainsi créées est de 65%, à deux ans, grâce à l'accompagnement attentif d'une équipe de 1.500bénévoles, dont une centaine en Bretagne. Sur ces crédits de l'Adie, le taux d'impayés est de 6% et letaux de perte de 2,5%.

Une entreprise de 558salariés

Quelques-uns ne restent pas longtemps au niveau de l'entreprise personnelle. L'une des plus belles réussites est celle d'une entreprise de 558 salariés, dans le secteur de la formation et de la maintenance informatique à domicile, grâce à un prêt de 4.000 EUR de l'Adie. Beaucoup de projets concernent le secteur des services, ou encore l'artisanat, le transport, le bâtiment, les activités rurales. «Parmi les bénéficiaires, certains sont diplômés mais 24% savent à peine lire et écrire, ce qui prouve qu'il s'agit d'un ascenseur social efficace. Dernièrement, nous avons demandé un sondage CSA auprès des personnes qui avaient obtenu un microcrédit. Même si certains annonçaient avoir toutes sortes de difficultés en raison de la crise, ils se déclaraient optimistes et heureux à 80%».

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