« Good morning Mr Gershwin ». Le Quartz va swinguer !
Le deuxième spectacle de José Montalvo et de Dominique Hervieu rend hommage au compositeur américain George Gershwin. Il offre une poésie virtuelle aux spectateurs, pendant quatre soirées au Quartz.
Sur un écran, une vidéo aquatique où apparaissent d'étranges sirènes. Des hommes, des femmes, parfois nus, surtout habillés, nagent, dansent, seuls ou en couple. Le spectacle pose ses bagages et donne un avant-goût de prouesses spectaculaires.
Les images deviennent réalité. Un nageur ou peut-être bien un danseur, enfin on ne sait plus trop, fait son entrée sur scène. La nage se transforme en hip-hop hypnotisant. La performance est à couper le souffle. Un soupçon de magie et de rêve prend le pas. Cela fait à peine cinq minutes que le spectateur est confortablement assis dans son fauteuil que le voilà projeté brutalement dans un univers irréel, qui promet de belles surprises.
La magie des danses
Un ballet de danseurs fait irruption. Un swing des années 30 s'enclenche et le bal s'ouvre sur 14 danseurs. Un mélange des genres se crée : hip-hop, classique, danse afro et contemporaine. Tous se frôlent, se mélangent, s'unissent, dansant parfaitement en rythme avec la musique. Les chorégraphies s'emboîtent avec magie. On se croirait à Broadway ou dans un remake de « West Side Story ». C'est une explosion de couleurs, de rythmes et d'images. On ne sait plus où regarder. Tout défile très vite, trop vite parfois.
Une légère fausse note
Les prestations des danseurs sont éblouissantes. Ils maîtrisent à la fois les claquettes, le smurf, le break danse, la danse classique. Les prouesses techniques de très haut niveau basculent souvent vers le mouvement comique. Le chant « glouglouté » en est la preuve. Les danseurs s'amusent sur scène. Cet enthousiasme est communicatif.
Une deuxième partie s'enclenche brutalement. Broadway s'éloigne et fait place à l'histoire de la lutte des Noirs. Le violon des bons sentiments résonne. Le sucré, le too much du spectacle est là. Le temps devient soudainement long et l'impression d'en rajouter se fait sentir. Une légère fausse note est présente sur la fin. Malgré une deuxième partie moins spectaculaire, le spectacle garde de sa virtuosité. On ressort de là contaminé par une bonne humeur, fredonnant l'air de Mr Gershwin « I got rhythm... ».
Pratique
De demain à vendredi à 20 h 30
(sauf jeudi, à 19 h 30)
au Quartz.
Tél. 02.98.33.70.70.