Géorgie. Un rassemblement contre la guerre
La majeure partie des Géorgiens de Brest s'est rassemblée, hier après-midi, sur les marches de la mairie pour réclamer le retrait des troupes russes et la fin de la guerre en Géorgie.Le rassemblement des Géorgiens était soutenu par des militants associatifs et syndicalistes brestois, présents pour soutenir des sans-papier et « pour que les armes cessent de parler en Géorgie ». Des militants qui ont toutefois tenu à « se tenir à l'écart d'un drapeau nationaliste ».
« Ne pas rester
sans rien faire »
Vano, Géorgien de 19 ans, en France depuis cinq ans, constate que « tout le monde parle de la guerre en Géorgie. On entend des informations toute la journée sur le conflit, et nous, ici à Brest, on ne peut pas rester les mains croisées, sans rien faire, pendant que des compatriotes souffrent ».
Giorgi, son frère jumeau, partage son opinion : « Tous les médias disent que les Russes sont toujours en Géorgie. Il faut qu'ils partent ».
Vano exprime le sentiment général : « Ce conflit nous touche beaucoup et on ressent encore plus de souffrance parce qu'on est loin de la Géorgie ».
Respecter le cesser le feu
Les Géorgiens de Brest (ils sont entre 30 et 40, dont quelques-uns sont toujours en attente de régularisation), demandent aux états européens d'user de leur influence pour que le cessez-le-feu soit respecté.
« C'est fini l'époque de l'Union soviétique, affirme Vano. C'est fini l'occupation, c'était au siècle dernier. Ce qui est clair aujourd'hui, c'est que la Géorgie est un état libre, démocratique et indivisible. Il n'est pas normal que la Géorgie soit divisée. Tout le monde y vit en harmonie ».
Un tableau idyllique, un rien simpliste et expéditif pour expliquer que, tout simplement, « le problème c'est la Russie. Les Russes manipulent tout le monde et cherchent surtout à éterniser le conflit. Il faut que la guerre s'arrête. Il faut que les Russes quittent la Géorgie ».