Une vie bien remplie
Charles Pavot a été maire de Landunvez de 1951 à 1971 et de Porspoder de 1977 à 1995. Professionnelle- ment, l'homme n'est pas resté les deux pieds dans le même sabot.« J'avais fait un stage à l'Institut français du pétrole. Et, quand on m'a interrogé sur ce qu'allait devenir le pétrole de l'Amoco, j'ai répondu à l'Express : "Au mois d'avril prochain, on ne verra plus rien". Qu'est-ce que j'ai pris des copains ! », Charles Pavot est, à l'occasion, là où on ne l'attend pas.
Parallèlement à l'étain, il décide de faire du dragage, d'abord au port de la Trinité-sur-Mer. Puis pour le port de Carnon, dans le Languedoc. Sa société fait le trou et Marc, de Brest, les quais en béton.
Monaco et Fos
Puis ce sera la marina de Cogolin, près de Saint-Tropez et également le port d'Antibes, à approfondir. Charles Pavot n'est pas prévenu par ses commanditaires, pourtant au courant de l'existence d'une galère romaine ou grecque. « Un jour, nous avons "dégueulé" sur la plage 500 kg de pièces d'argent ». Elles se sont retrouvées dans les poches des plagistes. Charles Pavot en a, lui-même, trouvé une, mais dans le coude d'un tuyau.
Plus tard, il est contacté par des gens de Monaco. Le port veut s'agrandir, avec un terre-plein de 20 hectares.
Dans le même temps, des Hollandais creusent le port de Fos et rejettent en pleine mer. Ni une, ni deux, Charles Pavot propose aux Monégasques de récupérer les rejets des Hollandais. Et ça marche !
Son autobiographie, écrite avec une certaine verve, fourmille de rencontres et rebonds étonnants.
À savoir
Publié par Ecrima (20 €) et préfacé par le journaliste Yves Cariou, le livre est disponible chez Dema et Ty-Breiz, à Porspoder, ainsi qu'à la gare et à Dialogues, à Brest.
Charles Pavot dédicacera à la maison du Patrimoine, à Saint-Renan, mardi 29 juillet (10 h 30 - 12 h, 16 h à 18 h 30), ainsi que vendredi 8 août, à partir de 18 h, sur le Fleur des thés, à Argenton.