Semaine scolaire. Montagner lance le débat
La conférence du professeur Montagner a ouvert la série de rencontres-débats mises en place par la ville de Brest, autour de l'organisation de la semaine scolaire, à la rentrée prochaine.
Le ministre de l'Éducation nationale, Xavier Darcos, veut supprimer la classe le samedi matin. Dès la rentrée prochaine, les villes devraient avoir le choix entre une semaine scolaire de quatre jours ou quatre jours et demi, le mercredi matin se substituant au samedi.
Marc Sawicki, adjoint au maire chargé de la politique éducative locale, a reçu, mercredi soir, le professeur Hubert Montagner, spécialiste des rythmes de l'enfant, pour une conférence publique.
Pour une diminution
de la journée scolaire
Cette intervention ouvre la série de réunions de concertation organisée par la ville dans différents quartiers. Selon Hubert Montagner, il est essentiel d'aménager les temps scolaires en fonction du niveau de concentration de l'enfant. « Le matin et en début d'après-midi, tous les enfants ne sont pas capables de se concentrer pleinement. Ce sont des moments idéaux pour mettre en place des "temps sujet", des temps où les enfants ne sont pas en conditions formelles d'apprentissage ». Car, ajoute-t-il, « ce qui compte n'est pas la quantité de connaissances acquises mais la capacité à concevoir et organiser des informations ». C'est dans cette logique qu'il se prononce en faveur de la semaine de quatre jours et demi : « Aujourd'hui, les enfants de maternelle comme de CM2 ont des journées de six heures ! Il faut absolument alléger la journée de travail et la semaine de quatre jours et demi le permet », affirme-t-il.
Travailler
sur les lieux d'accueil
Parents qui travaillent, activités extrascolaires et difficultés d'organisation, les réticences à la classe du mercredi matin et à la réduction horaire de la journée scolaire sont nombreuses dans l'assistance.
« La classe du mercredi matin peut être une classe souple. Ce qui est important, c'est de respecter le besoin qu'ont les enfants d'avoir des rythmes réguliers dans la semaine, répond le professeur Montagner. Il est, bien sûr, nécessaire que les mairies, les associations et les lieux de loisirs s'organisent. Il faut que ces structures fonctionnent en interaction pour mettre en place des lieux d'accueil à destination des enfants dont les parents travaillent ».
« Si la classe du samedi matin est effectivement supprimée, il y aura un énorme chambardement et des conséquences, notamment en terme de temps périscolaire, ajoute Marc Sawicki. La mairie en est consciente et c'est pour nous organiser que nous avons lancé cette opération de consultation ».