Rivières et zones humides. Un outil de gestion plus efficace
La Cellule d'animation sur les milieux aquatiques du Finistère (Cama) est un outil destiné à ceux qui entretiennent les cours d'eau et protègent les zones humides.
« La politique de l'eau est très complexe, la création de la Cama aura le mérite de mieux identifier le rôle du conseil général ». C'est Jean-Paul Le Roux, délégué à la politique de l'eau, qui le souligne. L'efficacité d'une politique partagée entre plusieurs services passe par une meilleure lisibilité.
La Cellule d'animation sur les milieux aquatiques, lancée mercredi, aura ce rôle. D'une part, elle apportera toutes les réponses techniques aux acteurs de la protection des cours d'eau et zones humides, d'autre part, elle instruira les dossiers de financement. Cette Cama, présentée à Quimper aux associations et élus, travaille dans deux directions : les cours d'eau et les zones humides.
« Une quinzaine de collectivités, une vingtaine d'associations de pêche et une association de riverains réalisent actuellement des chantiers d'entretien de rivières dans le Finistère », souligne Chantal Simon-Guillou, vice-présidente du conseil général.
« Appuyer
les porteurs de projet »
« En 2007, 511 km sur les 6.000 km de cours d'eau du Finistère étaient ainsi suivis », ajoute Laure Gorius, ingénieur chargée des cours d'eau à la Cama. La cellule pourra appuyer les porteurs de projet sur les aspects financiers et techniques et veiller à la qualité des actions réalisées. Le réseau des techniciens de rivières (douze actuellement) sera aussi développé. La Cama travaillera sur ce thème en partenariat avec la fédération de pêche.
Le deuxième chantier concerne les zones humides. « Il s'agit de freiner les remblaiements et assèchements de ces zones, souligne Jean-François Franck, directeur eau et environnement au conseil général. L'étau de protection de ces lieux importants pour la biodiversité, la régulation des sécheresses, des inondations se resserre. Il faut aussi donner un plus pour accompagner un aménagement durable ». « 10 % du territoire finistérien est classé en zone humide. Il ne s'agit pas de les sanctuariser, continue Pierre Thuillez, de la cellule espaces naturels sensibles. L'idée est que, pour un hectare de zones qui disparaît, l'aménageur en recrée le double ». Pour mener à bien cette politique, le partenaire sera le Forum des marais atlantiques, un syndicat mixte basé à Rochefort, qui dispose d'une bonne expertise technique.
Cette politique s'accompagnera enfin d'une communication ouverte au public sur Internet.