Poullic-al-Lor. Les réponses du promoteur
Face aux protestations des riverains concernant son projet immobilier (notre édition d'hier), le promoteur Yves Colin répond à leurs accusations.
Yves Colin, directeur d'Iroise Promotion et meneur du projet de construction critiqué, ne comprend pas les riverains. « Avant de déposer le permis, il y a eu un an et demi de discussion avec eux, plus une réunion publique à BMO », explique-t-il.
« Pas de risques d'éboulement »
« On nous reproche de mettre en péril la sécurité, alors que - les travaux ne pouvant commencer - les bâtiments existants et la maison sont squattés, représentant un risque très sérieux : il y a déjà eu un incendie », poursuit-il.
« Nous avons obtenu un permis de construire, l'administration préfectorale et BMO ont examiné toutes les pièces et ont donné leur aval. Nous avons satisfait toutes les demandes », reprend le promoteur.
Pour la falaise, les riverains ont exprimé leur crainte que la construction ne constitue un risque d'éboulement. « Il existe à l'heure actuelle 2.283 m² de surface hors oeuvre brute de bâtiments en ruines sur le terrain, sans qu'il n'y ait jamais eu de glissement de terrain », répond Yves Colin.
« Une étude de 1999 a révélé quelques risques sur la partie est de la rue Poullic-al-Lor, mais pas sur notre parcelle. Nous avons fait réaliser une étude géotechnique qui a confirmé la solidité de la falaise, poursuit-il. De plus, un arrêté préfectoral sur les risques naturels et technologiques majeurs dans le département a été publié le 10 mars 2008 : il ne mentionne aucun problème à Brest. Pense-t-on vraiment qu'en tant que promoteur je vais prendre le risque de construire sur un terrain qui n'est pas sûr ? Que je n'ai pas fait toutes les vérifications nécessaires ? C'est irréel ».
« D'autres motivations »
L'autre point de désaccord concerne la circulation dans les rues Porstrein-Lapierre et Poullic-al-Lor, que les riverains craignent de voir dangereusement augmenter avec la création des logements. Là encore, le promoteur est clair : « L'étroitesse d'une rue n'empêche pas son urbanisation : regardez Paris, Rennes, Quimper, etc. La rue Porstrein est un cul-de-sac dans lequel les voitures roulent au pas, elle n'est pas dangereuse ».
« À l'heure actuelle, il n'y a accès ni pour les pompiers ni pour le ramassage des ordures. Le programme le permettra », assure-t-il avant de préciser que « les voitures du programme seront stationnées à l'intérieur de celui-ci. Les riverains ont d'autres motivations que celles qu'ils avancent. Ils craignent de perdre la vue sur la rade. Or, nous avons abaissé les bâtiments de deux niveaux pour ne pas les gêner. Désormais, il n'y a plus qu'à attendre la décision du tribunal administratif, mais nous sommes propriétaires du terrain, et la construction aura lieu ».