Nutrition. Tout savoir sur les Oméga 3 et phytostérols
Un millier de professionnels sont attendus aux journées francophones de nutrition, au Quartz. Mercredi, la soirée grand public fera le point sur la prévention par les Oméga 3 et les phytostérols.
Les publicités sur les produits alimentaires sont remplies d'allégations santé, sur les bienfaits des Oméga 3 ou sur ceux des margarines enrichies en phytostérols, tandis que tous les acides gras saturés sont cloués au pilori. Les fameux Oméga 3, issus notamment des huiles de poissons, ont été cités pour avoir des effets contre la dépression ; ils amélioreraient les troubles des enfants hyperactifs et ils ont fait leurs preuves dans la prévention des récidives chez les patients qui ont fait un accident cardiaque.
Aliment ou médicament ?
Mais faut-il pour autant acheter des produits alimentaires enrichis en Oméga 3, ou plutôt changer son régime alimentaire en consommant plus de poisson gras ? Tous les acides gras saturés ne seraient pas non plus à fuir systématiquement. La soirée grand public prévue dans le cadre des septièmes journées francophones de nutrition, qui vont se dérouler à Brest, du mercredi 26 au vendredi 28 novembre, sera l'occasion de faire le point sur le rôle de ces produits dans la prévention des maladies cardio-vasculaires. « Les phytostérols censés diminuer le mauvais cholestérol ont peut-être des effets néfastes que l'on ne connaît pas encore. Est-il raisonnable de laisser ces produits en vente libre, à la disposition des femmes enceintes ou des enfants ? Faut-il considérer ces aliments comme des médicaments qui devraient alors obtenir une autorisation de mise sur le marché ? », interrogent Jacques Delarue, professeur de nutrition, et Jacques Mansourati, cardiologue, qui vont modérer ces trois conférences grand public.
Le manque de sommeil
favorise l'obésité
Un millier de professionnels (médecins, infirmières, diététiciennes, chercheurs et étudiants) sont attendus à ces journées très riches en échanges sur tous les aspects de la nutrition.
La relation entre sommeil et hormones sera évoquée ; elle est l'une des pistes qui peut expliquer la progression de l'obésité. « Le manque de sommeil chez l'enfant prédispose à l'obésité. Or, depuis 15 ans, les enfants et les adolescents dorment deux heures de moins chaque nuit », souligne le P r Delarue. La France compte 12,6 % d'adultes obèses, soit six millions de Français. Les professionnels s'intéresseront aussi, entre autres, à la dénutrition des personnes âgées ou à l'influence de la nutrition sur la survenue de la maladie d'Alzheimer.
Pratique
Conférence-débat mercredi de 20 h à 21 h 30, au Quartz.