Recherche
Recevez gratuitement les newsletters
VENDEE GLOBE 2008
 
Accueil  > Archives
ARCHIVES Imprimer cet article
Maltraitance. Au Québec des commissaires aux plaintes
Les Québécois ont mis en place, il y a deux ans, des commissaires aux plaintes. L'un d'eux, Pierre Bohémier, est intervenu hier au colloque de l'Udarpa sur la maltraitance. Une salle presque exclusivement féminine, composée de professionnelles qui travaillent auprès des personnes âgées, face à des experts tous masculins. L'évidence a été soulignée par l'une des participantes au colloque « De la maltraitance à la bienveillance, l'animation comme choix de vie », proposé hier par l'Udarpa 29 (Union départementale des Associations de retraités et personnes âgées du Finistère). Parmi ces intervenants, Pierre Bohémier, venu de Montréal au Québec, travailleur social de formation. Il oeuvre depuis 20 ans auprès des personnes âgées et a évoqué la bientraitance.
Bientraitance imaginative
« Tous les pays industrialisés sont aujourd'hui dans la même démarche, on parle de la maltraitance partout, et aussi de la bientraitance comme pouvant devenir une culture d'établissement. La cruauté humaine est créative, mais à l'inverse on peut aussi être imaginatif en bientraitance », dit Pierre Bohémier. Spécialisé dans le domaine des violences aux personnes âgées, le spécialiste québécois a commencé à s'intéresser au sujet alors qu'il travaillait dans un service de maintien à domicile. « Des infirmières et aides-soignantes me rapportaient des cas de maltraitance auxquels je tentais d'apporter des éléments de réponse. Mais il s'est avéré que, pour certains faits, il fallait travailler avec les policiers, ce que nous appelons la police communautaire ». La réflexion menée durant ces années a abouti à la décision de légiférer et de créer, en avril 2006, dans tous les établissements de soins, des postes de commissaires aux plaintes et à la qualité des services.
50 à 60 plaintes par an
« Je suis commissaire dans deux établissements, l'un est un hôpital de réadaptation de 250 lits, l'autre une maison de retraite de 400 lits. En une année, je reçois entre 50 et 60 plaintes, certaines pour des motifs frivoles, d'autres plus sérieuses ». L'une des plaintes concernait la chute d'une personne âgée transportée nue sur un fauteuil roulant, juste recouverte d'un drap pour aller vers la salle de bains. « Le drap s'était coincé dans une roue et avait provoqué la chute. À partir de là, on s'est intéressé à cette pratique curieuse de ne pas déshabiller les personnes une fois dans la salle de bains. On m'a répondu que l'on avait toujours fait comme ça. Personne ne s'était rendu compte de la maltraitance qui consistait à transporter la personne nue. Mon rôle est d'apporter un regard neuf, je peux intervenir auprès de toutes les directions, et j'ai un pouvoir d'enquête ».



Travailleur social de formation, Pierre Bohémier est commissaire aux plaintes dans deux établissements de Montréal.
Sources
Le Télégramme
03/12/2008
Rubrique: Finistère Nord
Brest
LE JOURNAL EN PDF

 
Entreprises
 
Annonces
 
L
La question du jour
Seriez-vous prêt à cotiser plus pour augmenter les moyens de l'hôpital ?
Oui
Non
Sans opinion
Votre avis
 
Sites partenaires
 
 
 Le Télégramme.com
> Actualités
Monde
France
Economie
Voile
Dessin du jour
Vidéo
> Actualités locales 
Dossiers
Bretagne
Côtes d'armor
Finistère
Morbihan
JTWeb
> Vie pratique
Météo
Sorties
Cuisine
Télévision
Cinéma
Avis de décès
> Echanges
Vidéos
Blogs
Forums
Espace jeux
Question du jour
> Annonces
Emploi
Immobilier
Bateaux
Marchés publics
Voyages
> Kiosque
Abonnement
Archives
Unes anniversaire
Journal en PDF
> Pratique
Nous écrire
Offres papier
L'entreprise
Plan du site
© Le Télégramme 2007 Haut de page
Immobilier, annonces Immo-ouest : Finistère - Côtes d'Armor - Ille-et-Vilaine - Loire-Atlantique - Morbihan