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Frankiz Breizh rejoint les rangs de l'UDB
Après 22 ans de scission, Frankiz Breizh et l'Union Démocratique Bretonne renouent officiellement après avoir constaté qu'aujourd'hui leurs points de désaccords étaient négligeables. Trois candidats UDB seront présents sur la liste de la municipalité sortante.
« Frankiz Breizh (Liberté Bretagne) n'existera plus en tant que mouvement politique, mais nous souhaitons conserver une association de soutien sous ce nom », déclarait hier Pierre Fourel, président de Frankiz Breizh qui officialisait son mariage avec l'UDB. « Nos adhérents, au nombre d'une cinquantaine sur le pays de Brest, vont rejoindre l'UDB d'ici le mois de mars. Les deux mouvements vont coexister jusqu'à cette date; ensuite, il n'y aura plus que l'UDB ».
Le courage de la démarche
L'UDB, qui revendique 700 adhérents dans les cinq départements bretons, a été créée en 1964. Mais, en 1985, certains de ses militants ont fait scission pour fonder Frankiz Breizh. Depuis quelques années, les deux partis avaient recommencé à travailler ensemble, au sein de collectifs bretons ou plus larges comme avec Régions et Peuples Solidaires. « On a constaté que ce qui nous séparait n'avait pas l'épaisseur d'une feuille de papier à cigarette. À l'heure où d'autres partis se disloquent, on a décidé de s'unir pour renforcer notre dynamique d'action. Il y avait urgence à dépasser des considérations personnelles, pour ne voir que l'intérêt de la Bretagne, de tous ceux qui y vivent et doivent y vivre dans la dignité économique, sociale et culturelle », ajoute Mona Bras, porte-parole UDB et conseillère régionale, qui salue « le courage de la démarche des militants de Frankiz Breizh ». Depuis 2004, les deux formations étaient interpellées par leurs électeurs. Ceux-ci s'interrogeaient sur le maintien de deux partis aussi proches, qui militent pour une plus grande autonomie des régions à l'égal des autres pays européens, la promotion de langue et de la culture bretonne, la priorité du développement durable, etc. « La Bretagne au coeur et le coeur à gauche », les deux mouvements se retrouvent dans cette maxime.
Un appel aux anciens militants
Première conséquence, trois candidats UDB, dont deux en position éligible, seront présents sur la liste de la municipalité sortante à Brest. Pour les cantonales, rien n'est encore décidé. « Les négociations se poursuivent entre les différents partis brestois ». « Je lance un appel à tous les militants bretons qui s'étaient éloignés de nos partis, je les invite à nous rejoindre pour participer à cette nouvelle dynamique », conclut Pierre Fourel.



Ronan Divard (UDB), Pierre Fourel (président de Frankiz Breizh), Mona Bras (porte-parole UDB, conseillère régionale) et Anne-Marie Kervern (UDB).
Sources
Le Télégramme
12/12/2007
Rubrique: Finistère Nord
Brest
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